Vie du campus

3A en Océanie : Réunion d’information

Ambiance conviviale à la réunion sur l’Océanie. Etre une centaine dans une salle de conf’ de trente mètres carrés donne certainement un avant-goût de l’atmosphère chaleureuse de la troisième année.

SurfLa réunion commence par évaluer l’état des lieux des universités océaniques. Sur la centaine de personnes présentes dans cette salle de conf, environ une quinzaine sont prêts à se disputer les huit places dont dispose la Nouvelle-Zélande. Un nouveau partenariat avec l’Université de Wellington libère cette année deux places supplémentaires au pays des kiwis. L’Australie, en revanche, dispose d’environ 90 places au total. Monash répartit ses huit places dans des campus internationaux : vous pouvez ainsi mêler prestige académique avec exotisme asiatique en choisissant le campus de Kuala Lumpur, ou également celui de Johannesburg. Il faut savoir que les accords en Océanie permettent aux étudiants en échange de prendre des cours dans tous les départements ce qui peut s’avérer particulièrement avantageux pour les étudiants issus de bi-cursus.

Abordons maintenant les critères d’acceptation. First and foremost, le résultat de l’examen IELTS doit être d’au moins 6,5 de moyenne. Attention cependant aux subscores : aucune note ne doit passer en dessous de 6, à l’exception de Griffith et Tasmanie. Il est tout aussi possible de passer le Toefl (les résultats seront alors de l’ordre de 90) et certaines universités acceptent aussi le certificat de Cambridge.

Parmi les universités partenaires en Australie, on a le fameux « group of 8 », l’équivalent américain de la Ivy League ; ces universités bénéficient d’un prestige mondial, étant toutes classées entre la 20e et la 30e place des classements internationaux. Des exigences scolaires assez élevées vont de pair. Les prérequis universitaires varient d’université en université, mais ce ne sont pas forcément les mieux classées qui seront les plus exigeantes. Australian National University reste par exemple la plus réputée d’Australie, mais c’est l’Université de Sydney qui est la plus regardante. Elle exige en effet une moyenne générale d’au moins 13, alors que la plupart des autres universités se contentent d’11 ou 12. L’intervenante insiste qu’un plagiat ne sera pas sanctionné, même si elle demeure contrainte de le communiquer à l’université partenaire. Vous avez un dossier médiocre ? Ne désespérez pas : l’intervenante rappelle que chaque année quatre ou cinq personnes avec des dossiers faibles parviennent à partir au pays des kangourous, grâce à leur projet personnel. Ce qui nous mène à la terrible lettre de motivation.

Les propos de cette lettre doivent être personnels et uniques. Toute raison est bonne pour aller en Océanie : la plage, la mer et le surf vous font rêver, vous trouvez que les Australiens respirent la joie de vivre, Crocodile Dundee est votre idole ? Le tout est de défendre votre projet avec enthousiasme et sincérité, et de montrer en quoi chacun de vos choix répond à la volonté exprimée dans ce projet. Malheureusement les rendez-vous individuels sont déjà tous complets ; il vous reste cependant la possibilité de vous rendre spontanément au Centre Asie, ouvert le mardi matin et le jeudi après-midi, ou bien vous pouvez toujours demander à un petit chanceux ayant décroché un rendez-vous individuel de former un binôme avec lui. La hiérarchisation des choix doit être stratégique, particulièrement si la Nouvelle Zélande vous est chère. Il faudra dans ce cas mettre votre université préférée en premier choix, mais il sera inutile de mettre d’autres écoles néo-zélandaises dans votre sélection. En effet, toutes ces universités seront saisies par des personnes qui les ont placés en premier.

Voyons enfin les questions techniques que pose un séjour en Australie. Il faut vérifier dès maintenant l’état de votre passeport ; celui-ci doit être valide au moins six mois après la date de retour (sachant que l’année scolaire en Océanie débute autour du 10 juillet). Alors que le coût du logement s’avère particulièrement élevé en Australie et surtout à Sydney, les prix restent plus raisonnables en Nouvelle Zélande. Si certains préfèrent le campus universitaire pour son ambiance et son esprit festif, il demeure que ce n’est pas la solution la moins onéreuse. Le taux de change désavantageux élève le coût de la vie à 1000 euros par mois en moyenne. Pour connaitre des chiffres plus précis sur le coût de la vie, une nouvelle page annexe sur les dépenses à été demandée à la fin des comptes rendus de séjours les plus récents. Si cette page annexe fait vraiment peur a votre portefeuille, sachez que le visa vous autorise à effectuer vingt heures de travail par semaine, qu’il sera relativement facile de décrocher un job étudiant une fois sur place, et que votre douzaine d’heures de cours par semaine se prête facilement à cet aménagement. Une autre option s’ouvrira à vous une fois que les résultats des affectations seront tombés : déposer un dossier au Fond de Mobilité internationale (même sans DSK, le FMI existe toujours à Sciences Po).

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  • Le monde est en train de devenir cinglé !

  • prout MDR

  • Alexis Aulagnier (est-il besoin de préciser « le vrai »?)

    Et dites donc les petits rigolos. Déjà vous risquez jusqu’à 15000 euros d’amende et 15 ans de prison ferme pour ces petites blagues (ce serait quand même con non, 15 ans à Fleury pour ça) et dans tous les cas si j’apprends qui a fait ça (et ce n’est pas la première fois) il se retrouvera rapidement avec cinq malabars sur le dos qui ne lui voudront pas forcément du bien… Croyez-moi j’ai qu’un coup de fil à passer et une Cayenne débarque en moins de deux en bas de chez vous avec les bodybuildés en question. Est-ce que c’est bien enregistré ?

    De plus, pour info, j’ai de très bonnes relations avec Adrien Bouillot le futur président de la Péniche (association permanente sous peu), chez qui j’ai déjà été invité plusieurs fois, dans une banlieue chic parisienne. Lui aussi est régulièrement victime de ces piratages enfantiles. Alors laissez moi vous déclarez qu’on est déjà en train de remonter la toile jusqu’à vos petites adresses IP sans défense et que si vous voyez deux ou trois hommes en képi débarquer chez vous d’ici quelque jours ce ne sera qu’à moitié étonnant si vous voyez ce que je veux dire.

    Je vous laisse ruminer ça en espérant que ça vous fera prendre conscience de vos actes.
    A bon entendement salut.

  • Alexis Aulagnier (le vrai)

    Bon là ça commence à suffire, je sais pas trop qui joue à quoi mais j’ai rien à voir dans ces histoires, je n’accepterai pas d’être piraté de la sorte. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a reconnu que l’usurpation manifeste d’identité sur Internet, y compris dans le cadre de commentaires, peut être sanctionnée. Ça n’est pas pour rien, croyez moi que si la plus haute juridiction européenne prend le temps de travailler là dessus c’est que c’est un vrai problème et en aucun cas drôle. Et j’en ai rien à foutre de pas être drôle, je me laisserai pas faire sur ce coup là !

  • Bordel mais je comprends plus rien, saperlipopette ! (le gros mot désuet ^^)
    C’est qui lui ? et moi alors ?
    Cette histoire est trop givrée !!!

  • Alexandre Louriée

    Excellente la blague en fin d’article: fine, tombant à point, intelligente.. Je suis désolé de voir que l’humour se perd depuis quelques mois sur LaPéniche. En tant que Futur Président (2011-2012) de l’Association Sportive de Sciences Po Paris (une association permanente, tout le monde ne peut pas en dire autant), j’ai toujours mis un point d’honneur à distinguer service aux étudiants et recherche de bon mot. Mais je salue pour autant l’essai (un mot trés actuel !!) car comme disait Nora Roberts dans la langue de Shakespeare: « If you don’t step forward, you’re always at the same place. »

  • c’est la guerre

    J’ai adoré le coup de « c’est drôle, quand je vous vois aussi nombreux, je sais que vous ne partirez pas tous » avec un grand sourire maternel…
    Une réponse en deux parties s’est imposée à mon esprit : « ta » et « gueule » !