A la une

À la rencontre d’Anne Hidalgo avec Prométhée

La Péniche remercie chaleureusement l’association Prométhée Éducation, qui a permis à l’une de nos rédactrices d’assister à la conférence.

Promethée Éducation est une association qui aide les jeunes lycéens à développer leur talent oratoire, à s’orienter pour le mieux dans les méandres d’Admission Post Bac, mais aussi à intégrer de grandes écoles telles que Sciences Po. C’est pourquoi certains de nos camarades, ayant intégré l’institution par ce biais, ont souhaité se mettre à leur tour au service des jeunes candidats et candidates, s’engageant au sein de l’association.

Anne Hidalgo était la première invitée des Entretiens de l’Ambition.

Mercredi, Prométhée Éducation a effectué une rentrée en grande pompe de ses Entretiens de l’Ambition, proposant aux étudiants et lycéens de rencontrer une femme politique qui fait parler d’elle en ce moment. L’invitée n’était autre qu’Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de C40, une organisation réunissant 81 grandes villes et dont le but est de lutter contre le dérèglement climatique. Entre les polémiques autour de l’aménagement de nouvelles pistes cyclables et les accusations d’emplois fictifs, son nom est sur toutes les lèvres. Cependant, avec un parcours aussi prestigieux, il était certain qu’elle ne ferait pas toujours l’unanimité. Malgré la tempête médiatique, la maire de Paris a accepté l’invitation de Prométhée Education, pour le plus grand plaisir de tous ceux qui ont pu avoir une place avant le sold-out. Retour sur un entretien palpitant, le temps d’un article !

Sous les ors de la République

Contrairement aux autres rencontres qui ont toujours lieu à Sciences Po Paris, c’est cette fois à l’Hôtel de Ville de Paris que nous avons été reçus. La mairie était désireuse de recevoir Prométhée Éduaction dans un cadre particulier, et n’a pour l’occasion pas lésiné sur les moyens, comme en atteste le copieux goûter qui fut par la suite offert aux participants. L’édifice, aux couleurs des Jeux Olympiques, s’est paré des cinq anneaux multicolores mais également de lumières bleues, blanches et rouges.

Crédits photo : Service Photo de la Ville de Paris

La salle de conférences n’a elle-même que peu de choses à envier à l’Élysée. De hauts plafonds, de grands miroirs, des peintures murales… Et sur nos chaises, nous trouvons de petits pins méalliques faisant la promotion des Jeux Olympiques 2024, récemment attribués à Paris. Rien n’a été laissé au hasard. Les organisateurs sont sur le pied de guerre, Sciences Po TV – qui nous accompagne – l’est aussi, les étudiants attendent leur selfie ; il ne manque que la retardataire, madame le maire.

Un discours sous le signe de la détermination

La voilà, enfin. Nous ne l’attendions plus et pourtant, les applaudissements fusent avec enthousiasme pour saluer la personnalité, la femme. Nous écoutons d’une oreille attentive l’entretien mené par Valentin Demay, qui nous permet d’en apprendre plus sur la personnalité de l’invité mais aussi sur son projet pour la ville de Paris et sa conception des JO durables. L’entretien avec Prométhée Éducation est évidemment bien rodé, les questions correspondent aux réponses ; il faut dire que le script de l’entretien a été approuvé au mot près par le protocole quelques jours plus tôt.

Crédits photo : Service Photo de la Ville de Paris

Cependant, nous en apprenons énormément sur le parcours d’Anne Hidalgo en tant que socialiste, en tant que femme mais aussi et surtout en tant que franco-espagnole. Son discours se veut inspirant pour les jeunes lycéens présents, à qui elle explique l’importance d’une détermination sans faille même lorsque, et surtout lorsque, la peur de l’échec nous tourmente. Elle revient aussi sur son parcours politique, parle de celui que beaucoup considèrent comme son mentor (Bertrand Delanoé) et aborde bien sûr le sujet des Jeux Olympiques. Anne Hidalgo nous éclaire alors sur le processus et les raisons qui l’ont poussée à croire en ce projet pour la ville de Paris. Loin des considérations de pouvoir ou de profit, elle espère pouvoir faire de ces Jeux un événement qui soit utile pour la population.

Se projeter en 2024, mais aussi au-delà

Seul le temps nous le dira, mais la maire de Paris y croit ! Sa conception des Jeux Olympiques de 2024 est très claire : tout ce qui sera construit à cette occasion devra avoir une seconde vie après la compétition. Qu’il s’agisse des deux villages olympiques (celui des sportifs et celui de la presse) qui deviendront de véritables lieux de vie avec des logements sociaux et des écoles, ou de la piscine olympique qu’elle projette à Saint-Denis afin de rendre le territoire plus attractif et de le soulager de son image de banlieue : tout aménagement sera pensé pour ne pas tomber en décrépitude après les deux semaines de ferveur olympique.

Selon la maire de Paris, seules 5% des infrastructures restent à construire. L’édile compte en effet mettre à profit notre bon vieux Stade de France, qui célèbrera son vingtième anniversaire l’an prochain ! Un autre projet qui lui tiendrait à coeur pour 2024 : dépolluer la Seine, ou du moins une partie du fleuve, afin que la population puisse avoir accès à des zones de baignades. Si les sceptiques se souviendront de l’échec de la municipalité de Rio en ce qui concerne le lac Jacarepagua, La Péniche se voudra plus optimiste, et n’oubliera pas un détail ayant son importance au sujet de l’entretien organisé par Prométhée Éducation : il y avait de délicieuses chouquettes à l’Hôtel de Ville.