Vie du campus

Après Sciences Po, Cosmo!

050309_111942_PEEL_SCvbRs.jpg« Avec plaisir… à ta dispo ! » sont les mots que Delphine Desneiges, responsable éditoriale du site cosmopolitan.fr a répondu à notre demande pour une interview. Journaliste, blogueuse, responsable web, Delphine, malgré son emploi du temps chargé nous a fait le plaisir de nous rencontrer pour nous parler de son parcours qui l’a mené à ce poste.

Nous nous donnons donc rendez vous au Groupe Marie Claire, auquel appartient le titre Cosmopolitan, pour un déjeuner. Un peu stressée de rencontrer en chaire et en os une blogueuse dont je lis les billets depuis plusieurs années, j’arrive à Issy-Les-Moulineaux, me perds, mais parviens à rejoindre tant bien que mal cet immense bâtiment qui abrite les sièges de Marie Claire bien sûr, mais également Marie France, Cosmo, Avantage et la déclinaison Maison, pour ne citer qu’eux. J’arrive donc au siège, fais appeler Delphine et standard et m’assied. Là, j’assiste à un défilé aussi agréable qu’intimidant. Des dizaines de femmes (une très large majorité du personnel) circulent dans le hall, perchées certaines sur de très hauts talons ou simplement particulièrement apprêtées selon les dernières tendances… des magazines. Je me dis que ce sont elles qui écrivent ce que des milliers de femmes françaises lisent dans la presse féminine et je ne peux m’empêcher de sourire.

Delphine arrive, et nous voilà parties pour déjeuner. Elle me met très vite à l’aise et nous parlons de tout et de rien, j’en oublie presque mon objectif initial. Revenons donc à nos moutons. Delphine me raconte sa scolarité à Sciences Po, « je n’y suis restée qu’un année, en master ». C’est en 5ème année que Delphine rejoint la rue Saint Guillaume après sa scolarité au Celsa, école de communication parisienne. Elle entre en master de « knowledge managment » ou en français, « gestion de l’information dans l’entreprise » et à ce moment là, les promos n’ont rien à voir avec les nôtres : « nous étions une petite quinzaine ». Quinze étudiants pour une promo de master : moins que dans une conférence classique ! Elle me dit garder un très bon souvenir de sa scolarité à Sciences Po, et d’ailleurs regretter ne pas avoir fait le chemin inverse : bachelor à Sciences Po, master hors des murs. Malgré tout, il semblerait que la formation Sciences Po lui ai beaucoup servi : « c’est très intéressant intellectuellement parlant, cela offre un verni de connaissances, un bagage culturel et surtout une ouverture. Tout cela permet d’appréhender les situations différemment ». Cette cinquième année lui a donc apporté bien plus que le « label Sciences Po », dont elle souligne malgré tout l’importance, nous y reviendrons.

cosmopolitan-matemonsac.jpgAprès son diplôme, Delphine a occupé pendant un an et demi un poste de consultante dans l’audit et le conseil (qu’elle a trouvé après 6 mois de recherche « en étant exigeante »), ce qui finalement était assez loin de ses premières amoures. En parallèle, elle ouvre donc son blog, un « blog de filles », qui tout doucement prend de l’ampleur et connait un certain succès. En 2008, elle est contactée par la responsable marketing de Cosmopolitan pour prendre en main le projet de création du site internet en temps que rédac’ chef. Proposition qu’elle accepte : « Le blog a beaucoup aidé mais la formation que j’ai suivie correspondait également au profil, et le « label Sciences Po » était un vrai plus ».

Aujourd’hui, Delphine occupe le poste de responsable éditoriale du site cosmopolitan.fr, et travaille en collaboration avec d’autres journalistes et pigistes. En 2008, elle a été recrutée spécialement pour créer le site web du magazine, une expérience unique et très intéressante. Son travail se divise en trois domaines d’activité, d’abord la partie journalistique. Delphine écrit pour le site des articles en tout genre, et cette dimension est très importante pour elle : « je voulais garder un lien avec l’écriture ». Elle travaille de façon permanente avec une autre journaliste, une stagiaire, les journalistes du magazine papier (certains articles sont repris en ligne) et des pigistes, qui écrivent environ l’équivalent de 20% des articles publiés. La responsable éditoriale gère également tout le planning (annuel !) de publication du site web, ce qui représente un travail d’anticipation considérable. Enfin, elle s’occupe de toute la gestion et le managment en interne, au sein même des équipes.

Pour ce qui est des articles, Delphine précise que le style d’écriture pour un site internet apparait assez différent que le style d’écriture pour le magazine papier : « il faut être plus percutant, aller droit au but, faire en sorte de dégager efficacement les points importants ». Le site s’applique tout de même à être cohérent avec la ligne éditoriale du magazine papier, malgré l’absence de rapport de hiérarchie entre les deux supports. Cette ligne éditoriale, parlons-en : « si la matière première est légère, elle n’est pas pour autant inconséquente ». Delphine raconte qu’elle se plait à « tordre le coup » aux clichés que l’on peut avoir sur la presse féminine, qui représente un réel travail d’investigation (oui, même pour un dossier cheveux) et un réel investissement en termes de temps de d’énergie. « On peut traiter de matière légère et tenir des propos cohérents, si ce n’est intelligents ».

Au quotidien, la formation que Delphine a reçu a Sciences Po joue un rôle indéniable, mais c’est essentiellement les stages qu’elle a effectués qui ont exercé une influence considérable sur son travail : « Les stages sont plus formateurs qu’autre chose, même si la théorie étudiée reste grisante intellectuellement ». Par ailleurs, lorsque j’évoque l’importance (ou non) du réseau Sciences Po, Delphine répond qu’il peut s’avérer très utile, notamment pour une recherche d’emploi ou pour une collaboration, malheureusement, dans la presse féminine, elle n’y a pas souvent recours. Malgré tout « différents réseaux se construisent au fur et à mesure d’une carrière professionnelle, c’est une dimension très importante à ne pas négliger ».

A l’issue de l’interview, et lorsque je suis à court de questions, j’ai la joie de passer dans les locaux, le bureau –un joyeux et jouissif désordre journalistique –la cafet’, un rapide coup d’œil aux studios photos (j’essaye de garder une contenance), je prends congé, le Cosmo de novembre en mains et des idées plein la tête.

Le Blog de Deedee : www.deedeeparis.com

  • ArF

    Vive les Deedee! <;°)
    Moi gemme!
    ArF

  • Braun

    COntinut comme sa Çarah n’écoutes pas les critique des gent qui sons jalous ! biz

  • wqsp

    Non, on ne s’en fout pas, c’est une forme de respect due au lecteur.

  • Thomas

    ah si en fait. Mais on s’en fout non ?

  • Thomas

    sauf que « ses premières amoures » c’est pas une faute…

  • Cet article me rend complètement hystérique. Oui, je l’avoue, c’est mon rêve de bosser dans un magazine féminin.
    Alors ça me rassure de voir que c’est possible même quand on fait sciences po.

  • L’Institut

    Attention aux fautes ! « En Chaire et en os… » « ses premières amoures », accent circonflexe à « connait » et à « plait »… et j’en passe. Passe ton texte au correcteur, voyons !

  • ah ! bon …

    Mais j’ai envie de dire, on s’en fout pas tous un peu ?