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Associations solidaires : à qui donner un coup de main ?

Un article d’Inès Ricard et Gabrielle Radet.

Porté par vos belles résolutions prises un peu trop vite le soir d’un Nouvel An, vous vous découragez de ne pas pouvoir aider autrui autant que vous le souhaitiez ? Pour vous épargner une recherche souvent fastidieuse, La Péniche vous présente trois associations de solidarité à Sciences Po. Alors, qu’attendez-vous pour vous engager ?

 

Altruisme efficace : Une asso d’inspiration anglo-saxonne défendue par Tom

Altruisme Efficace est une association de solidarité créée par Tom Bry-Chevalier que nous avons rencontré, Cécile Lavier et Thomas Sittler, en septembre 2015.

Tom, au dynamisme contagieux, indique qu’Altruisme Efficace est inspirée d’un mouvement anglo-saxon visant à créer une culture du don utile. « Même avec très peu, on peut faire beaucoup », martèle-t-il. En d’autres termes, cette association vise à maximiser l’impact positif d’un don. « Dans un monde où les ressources sont limitées, il faut agir avec discernement pour rendre le plus de personnes heureuses et en bonne santé », insiste son président-fondateur. L’action des ONG est donc repensée en terme d’impact et d’efficacité.

© Altruisme Efficace

Bien que l’on ne puisse pas hiérarchiser les souffrances, Altruisme Efficace concentre ses efforts autour de trois priorités : l’extrême pauvreté, la cause animale et le « droit à la vie des générations futures », selon les termes mêmes de Tom. Afin mettre en application tout cela, l’association organise régulièrement des conférences. Un site de promesse de dons est également à l’ordre du jour.

Cependant, il ne semble pas tous les jours facile pour Tom d’expliquer que certaines causes sont plus « rentables » que d’autres. Si la malaria serait plutôt en tête de liste, les Restos du Coeur seraient moins bien classés. Cela étant, la détermination et l’enthousiasme des membres d’Altruisme Efficace suffisent à vous convaincre.

 

SINGA Sciences Po : Récit d’un engagement dans l’aide aux réfugiés

Marine a fondé Singa Sciences Po avec quatre amies du campus de Menton : Chirine, Sarah, Juliette et Zineb, en 2015. Cette association, affiliée à SINGA France, vise à promouvoir l’accompagnement des personnes ayant obtenu le statut de réfugié en France.

© Singa Sciences Po

Sourire en coin, la co-fondatrice explique que l’association veut créer une communauté fondée sur la réciprocité des échanges. Plus que l’aide d’urgence, il est ici question d’insertion, de lien social. Ainsi, SINGA met en place des ateliers cuisine, des matchs de football et bientôt tout un week-end consacré au sport et à l’art. L’association tente de développer les talents de ses membres mais aussi de les partager en organisant des tutorats de langue française en binôme.

Singa est aussi le cadre de rencontres bouleversantes. C’est ainsi que Marine raconte une rencontre avec une personne réfugiée. Les deux trouvent l’arabe comme langue commune pour se comprendre. Petit à petit Marine se voit confier des détails sur la vie et le parcours de son protégé. Il vient de la région d’Al Ahwaz, actuellement occupée par l’Iran. Il partage sa douleur, son isolement et sa frustration lors de son arrivée en France où il n’a pas été bien accueilli…avant de rencontrer les personnes qui l’hébergent actuellement à Paris via SINGA France.

A mi chemin entre grandes difficultés et lots de petits bonheurs, Singa est la garantie d’une expérience pleinement humaine.

 

Paris solidaires : le don de proximité

Envie de faire dans le local, voire dans le terroir de notre boulevard St-Germain ? C’est ce que vous propose Paris Solidaires, une association fondée en 2012 et ayant gagné le prix Ernst Young, présentée par Lauren Onthank.

© Paris Solidaires

Paris Solidaires cherche à aider concrètement les personnes en difficulté que l’on croise parfois. Lauren a par exemple noué un lien très fort avec Christophe, un jeune sans abris passionné d’illustrations non loin de Sciences Po. Etablir cette relation de confiance n’est pas aisée (qui ne s’est jamais demandé comment aborder un SDF sans l’importuner ?), mais elle forme un véritable lien de proximité une fois acquise.

Paradoxalement, les personnes sans domicile sont sédentaires, en s’enlisant dans une solitude qui les cantonne à une place dans la rue. Au-delà du réconfort matériel (produits d’hygiène, nourriture…), il est surtout question de les considérer, d’échanger avec eux, voire de leur offrir un Noël plus joyeux comme lors de l’opération « Un cado pour un charclo » lancée cet hiver en partenariat avec le BDE. Ces moments de partage sont certainement les plus précieux aux yeux des bénévoles. Il n’est jamais question de misérabilisme, mais d’instants d’humanité et de joie à l’instar de ceux ayant lieu pendant Hiver solidaire.

Vous n’êtes pas sûr de vouloir aider les sans-abris lors des maraudes ? Qu’à cela ne tienne, Paris Solidaires vous propose bon nombre d’autres occasions d’aider votre prochain. Vous pouvez ainsi démontrer vos talents d’écrivain en rédigeant les mémoires d’une personne âgée, jouer à Cristina Cordula en faisant du blind-shopping (comprendre magasiner avec des personnes malvoyantes) ou bien encore participer ponctuellement aux formations (comme celle du PSC1), conférences ou collectes organisées, telle celle de protections hygiéniques au début de l’année.

Nous sommes persuadés que vous avez un peu de temps à offrir. Vous savez désormais comment l’utiliser. Ces associations, comme les nombreuses autres de notre école, n’attendent que votre énergie !

 

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