Vie du campus

Basile vs Bizuth : L’enquête Bar-Bar

bières


Bénis soient les bars, ces oasis qui nous libèrent du quotidien où rodent des cruels exposés, fiches de lecture et autres travaux inhumains qui nous attendent en dehors de ces espaces protecteurs.

Oui, bénis soient-ils, ces endroits rieurs, et plus particulièrement bénis soient le Basile et le Bizuth, qui ont eu l’âme assez charitable pour s’établir juste à côté de nous, nous évitant ainsi de trop fatiguer nos petits mollets. Mais alors que le Basile et le Bizuth nous baratinent pour nous convaincre qu’ils sont meilleurs que l’autre, qu’en est-il réellement? Votre serviteur, n’écoutant que son courage, s’est essayé aux bars parallèles, consommant et re-consommant plats et boissons, mû par une conscience professionnelle forçant l’admiration.

Tout d’abord, le Basile est plus accessible. Pour aller au Bizuth, il ne vous suffira pas simplement de traverser la petite rue Saint-Guillaume qui vous sépare du Basile. Il vous faudra affronter la traversée du boulevard Saint Germain et ses voitures semblant chercher à tout prix à vous emplafonner. Le Bizuth est ainsi, par sa situation géographique dangereuse, à réserver aux plus aventuriers d’entre-vous.

Pas franchement courageux, vous allez lâchement au Basile. Bien mal vous en prend, car vous êtes sans cesse prévenu : ici, on ne veut pas de vous en salle. Comme si l’accueil des délicieux et délicieuses serveurs et serveuses ne suffisait pas à vous faire comprendre que vous êtes de trop, le tableau vous le rappelle avec ces chaleureux mots : « formules à emporter UNIQUEMENT », afin que nous n’ayant aucune tentation à vouloir rester une minute de plus dans cet endroit au décor douteusement rétro. Le changement de propriétaires récent fait cependant espérer des lendemains meilleurs…

Le Bizuth, à l’inverse, tient absolument à ce que vous profitiez de son décor, branché mais plutôt fade en comparaison, puisqu’il ne propose absolument rien à emporter. Enfin si, il n’interdisent pas, rendons leur justice, d’embarquer vos pâtes carbonara à la main. Mais que vous mangiez sur place ou que vous emportiez ce que vous avez acheté, le prix restera le même. Au prix où sont les plats, autant profiter des fauteuils hyper confortables et de la terrasse ô combien romantique les soirs de pleine lune. Les prix, parlons-en ! Ces deux bars pour étudiants semblent estimer tous deux que l’étudiant moyen à Sciences Po gagne à peu près le salaire du PDG de Goldman Sachs. Néanmoins, le Basile marque ici des points en étant sensiblement moins cher que le Bizuth, puisqu’il propose, contrairement à ce dernier, un Happy Hour avec cocktail à 5 euros et pinte à 3 euros. C’est hélas sans surprise que le gout de cette pinte hard discount rappellera à certains la fois où ils se sont fait piquer au visage par une méduse et où on a du leur uriner sur la trogne. Fin des comparaisons sordides, disons simplement que la bière est meilleure au Bizuth, mais elle est évidemment 1.50 euros plus cher. Sans parler des cocktails dont vous ne pourrez pas profiter des saveurs fruitées, originales et diversifiées – plus de quinze cocktails, dont les fameux « musts » – pour moins de 10 voire 12 euros.

Au niveau des prix, pour la nourriture aussi, le bar rue Saint-Guillaume se montre plus charitable que son homologue germanopratin, proposant une formule à 10 euros grâce à laquelle vous pourrez jouir d’un plat et d’une boisson. Par contre, en prenant ce menu, vous vous engagez à débarrasser le plancher dès votre dernière bouchée de cheeseburger avalée, comme ne le manqueront pas de vous le rappeler les aimables serveurs. Les burgers, tartares et autres clubs sandwichs sont d’autres bons points en faveur du Basile. A l’apéro, commandez donc une planche de délicieuses cochonnailles accompagnée de son verre de vin ou de Ricard que ce bar vous cède tous les mardi soirs pour la modique somme de six euros. Face à ces menus abordables, le Bizuth vous offrira d’excellents plats, à condition que vous ayez récemment hérité d’un oncle très riche. En effet, au Bizuth, pas de menu, sauf le week-end et les jours fériés où vous pourrez vous offrir un repas sympathique (kir, plat, dessert et boisson) pour la somme ridiculement basse de…18 euros. En revanche, le Bizuth, c’est la diversité gustative : on vous recommande les plats du jour, généralement à 10 euros – arrosés d’eau plate. Avec de plus, des desserts du jour, à 5 ou 6 euros, qui sont une succession de fromages blancs, de tartes et de crèmes qui donneraient faim à une starlette anorexique. A tester sans trop de risque, les milk-shake Berthillon, qui sont une des spécialités de la maison.

Enfin, un bon bar, ce ne sont pas seulement des plats excellents et des prix attractifs, c’est également une ambiance conviviale. Au Bizuth, on vous accueille toujours à bras ouverts. Vous préférerez cependant peut être à cette ambiance calme bercée par la voix des présentateurs de BFM TV en salle et par le ronronnement des moteurs à explosion en terrasse, l’ambiance plus animée du Basile, qui organise tous les jeudi de folles soirées musicales avec Happy Hour jusqu’à 23h. Un jeudi sur deux, un DJ viendra carrément mixer pour vous dans une ambiance encore une fois happyhouriesque. Deux bars, deux styles différents : à vous de choisir !

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  • Aux

    Je ne rajouterai rien quant a l’article lui-meme, la comparaison me semblant assez pale et mediocre.

    Les nouveaux gerants du Bazile, parlons-en !
    Le nouveau manager – le type en chemise dans la grande salle – est vraiment un gros con, desagreable et qui n’a rien a faire dans le business de l’hospitalite. En plus de se montrer le moins aimable possible avec les clients, il n’a aucune consideration pour les etudiants, ni meme pour ceux qui viennent plusieurs fois par semaines, la ou tout habitue de n’importe quel bar est traite avec bienveillance. (Lili revient….!)

    Une remarque amere de sa part l’autre jour m;a permis de comprendre qu’il est frustre de ne pas tenir le Flore d’ou sa constante humeur destestable.

    Ceci dit, on va effectivement au Baz parce que c’est a 30m et pas cher…

  • bob

    Cet article est plus qu’insupportable, t’as vraiment rien compris. Déjà ça serait pas mal de commencer par utiliser un ton autre que celui d’un petit trou du cul. Ensuite franchement, pète un coup quoi! On a l’impression que tester basile et bizuth était la pire torture qu’on pouvait t’infliger. Tu les décris comme des repères de vilains bourgeois tout méchants alors que ça n’a rien à voir. Et enfin, je crois qu’il y a pas moins tarte à la crème que ta conclusion qui donne tout simplement envie de balancer son ordi. Non franchement, comment est ce que t’as pu être publié pour un truc pareil ?! ça fait assez peur.

    Ps: le changement de gérants au basile ne fait en rien « espérer des lendemains meilleurs ». De toute évidence, tu débarques. Les nouveaux n’ont fait que de la merde depuis leur arrivée.

  • Victor Hugo

    du caca mou cet article!

  • Bite molle

    A chier. Cette année, la Péniche coule pour de bon.

  • Etudiant déprimé

    L’Abbaye vit encore dans mon coeur. Elle est encore à saisir. Le BdE se décidera-t-il un jour à lancer un bar asso ?

  • bestah

    Tu dois être un sacré trou du cul pour te faire virer du basile toi!

  • Julien

    Ou sinon, marchez 5 min depuis Sciences Po, allez rue Bonaparte en face des Beaux-Arts, au bar « Les 2 académies » (aka « chez Jacques »), la TRES BONNE pinte en happy hour à 3,5 €.