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« Beats Across Borders » : une fête pour s’engager

Il est des moments où la musique dépasse sa seule fonction de divertissement. Elle devient un facteur d’unité, une force formidable qui permet d’intégrer des individus dans un tout. Le mercredi 22 novembre, le Génie d’Alex, situé au cœur du 8ème arrondissement parisien, accueillera un événement bien particulier : la soirée « Beats Across Borders ». Celle-ci, organisée par l’association Sciences Po Refugee Help, a pour objectif de jeter des ponts entre les réfugiés et les autres étudiants sciencepistes, et entend bien y parvenir grâce à cette immense fête où l’enthousiasme efface les frontières.

Le résultat d’une mobilisation collective

Si la cinquième édition de cet événement va pouvoir avoir lieu mercredi, c’est avant tout grâce à la mobilisation des bénévoles. Qui sont ces bénévoles ? Il y a, évidemment, les étudiants et les étudiantes membres de l’association Sciences Po Refugee Help. Mais pour cette soirée, ils ne seront pas seuls : les artistes qui se produiront à cette occasion le feront également gratuitement. Les seuls bénéfices seront ceux engendrés par la vente de billets, et ils permettront le financement des actions menées par l’association.

Kenzi Bourras et Guido Mininsky ( Acid Arab ) seront de la fête mercredi.

Parlons des artistes, justement. Ils seront nombreux à se présenter devant vous ce soir-là. Les rythmes touaregs de Salam Désert et son groupe d’amis sauront, sans aucun doute, vous inviter au voyage et vous faire danser sur la piste du Génie d’Alex. Ils ne seront pas seuls, puisqu’avec eux se produira également Agathe Iracema, compositrice et interprète de jazz franco-brésilienne. Là encore, le duo qu’elle formera avec le guitariste Eneas Santana vous transportera loin de la scène et de la Seine parisienne. Les accents brésiliens d’une musique samba-funk devraient faire de cette soirée une fête où les invités ne formeront qu’une masse unie par les mélodies. Enfin, le DJ set de Guido Minisky, l’une des têtes du duo d’Acid Arab, se joindra à Kenzi Bourras pour faire vibrer les participants au son d’une musique techno à laquelle se mêleront des mélodies orientales ensorceleuses. C’est la recette qui a fait le succès des quatre éditions précédentes : une ambiance cosmopolite et des artistes survoltés, le tout dans un cadre inhabituel.

Une soirée pour poursuivre le combat

La « Beats Across Borders », au-delà de son caractère festif, est également un événement nécessaire pour Sciences Po Refugee Help. Alors que l’Hiver arrive, les recettes engendrées par la soirée permettront à l’association d’être présente sur tous les terrains durant les mois à venir. Aujourd’hui, un millier de personnes environ dorment dans les rues de Paris, parmi lesquelles on trouve des centaines de mineurs non accompagnés. La poursuite des actions menées par Sciences Po Refugee Help, association qui vient en aide à ces personnes en grande difficulté, est donc indispensable.

La soirée « Beats Across Borders » doit, précisément, permettre de lever les fonds nécessaires à la conduite des maraudes, collectes de biens de première nécessité et cours de français. L’idée est de garantir non pas seulement la survie, mais également l’intégration des réfugiés. Sur les 1000 places qui ont été mises en vente par l’association, 200 leur sont, à ce titre, réservées. En se joignant au groupe des étudiants et des étudiantes venues pour faire la fête, ces derniers pourront oublier leur statut le temps d’une soirée. Même si, évidemment, le but de cette dernière n’est pas d’occulter le combat au long cours mené par l’association. Au contraire, l’enjeu est fondamental, puisqu’il s’agit d’assurer sa subsistance.

En résumé, si vous avez envie de faire la fête avec les réfugiés, pour les réfugiés, et que vous souhaitez vous échauffer avant la Cash and Trash, la soirée « Beats across Borders » n’attend que vous !

Les tickets pour l’événement sont toujours disponibles ici : https://www.facebook.com/events/835498759957211/