Littérature

Babeth la première et Loulou le quatorzième font encore parler d’eux

Aime t-on encore l’Histoire à Sciences-po ? Je l’espère. Et maudit soit celui qui ne ressent rien à l’écoute des récits de ceux qui ont fait le monde tel qu’il est. Pour Noël, l’Histoire avec un H gigantesque s’invite dans nos médias et depuis ma petite capitale irlandaise j’ai tout vu en avance alors je vous prédis l’avenir : érudits, érudites, historien confirmés et néophytes, voici deux grandes sorties à ne pas louper.Quand les historiens rencontrent la grande distribution, on n’obtient pas nécessairement que du Berstein & Milza… Bientôt sur vos écrans ‘Elizabeth, the Golden Age’ de Shekar Kapur et dans vos librairies ‘Love and Louis XIV’ de Lady Antonia Fraser.

Action et solitude : La condition Humaine selon Malraux

André Malraux fait partie de ces auteurs (mais en existe-t-il d’autres ?) dont la vie et l’œuvre sont profondément liées. On ne peut écrire sur La condition humaine sans (re-)présenter son auteur. La vie du dandy Malraux ne fut qu’action ; il courut d’aventures archéologiques en affrontements politiques, de la guerre d’Espagne au 30 mai 1968. Ces luttes ne sont pas sans lendemain, elles s’inscrivent dans le temps, au point que Malraux désire « marquer le siècle de cicatrices », autrement dit devenir immortel par son oeuvre. Celle-ci n’a de sens que comme réponse aux interrogations et aux espoirs d’une génération.

Ni d’Eve, ni d’Adam, Amélie Nothomb nous ouvre enfin son coeur

Au regard des élans lyriques qu’elle a pu émettre au sujet de toutes les créatures féminines qui lui ont été données de rencontrer ou d’inventer, les critiques les plus férus de révélations qui ne les regardent pas s’étaient permis de faire sortir Amélie Nothomb d’un placard dont personne ne pouvait réellement dire si elle s’était vraiment enfermée. La romancière belge aime s’entourer de mystères et préserve au mieux sa vie privée des hordes de fans hystériques qui s’arrachent à chaque rentrée le petit dernier de la saga qui compte maintenant 17 opus. Une saga ? Quelque chose qui s’apparenterait à ce petit sorcier britannique ? Pas du tout. L’œuvre Amélie-Nothombesque a toujours une ode à la féminité et c’est ainsi que se reliait toutes les oeuvres. Qu’elle s’appelle Nishio San, Fubuki San, Azel ou Hirondelle, Panonique ou Juliette, la perfection féminine change de nom mais reste bien présente. Dans « ni d’Ève, ni d’Adam », parut ce mois ci chez Albin Michel, Amélie Nothomb nous raconte une partie de sa personne qu’elle n’avait que peu évoqué : sa vie sentimentale.