Littérature

Légende noire et Bohème : John Fante, enfant infernal des Etats-Unis.

Vous êtes dans une bibliothèque à la recherche d’un bon livre, de quoi vous distraire durant vos longues soirées car votre box internet vous a lâché. Après avoir feuilleté quelques grands classiques, rien ne vous emballe vraiment. Alors vous discutez avec le bibliothécaire : crâne rasé, teint cireux, la voie rauque d’ancien fumeur émergeant d’une dentition lacérée. Limite junkie façon Trainspotting. Clairement son truc c’est la littérature américaine ; la beat génération, Burroughs, Ginsberg, Bukowski, tout ça il connait par cœur. Mais lorsqu’il vous conseille John Fante, ce coup-ci le doute n’est plus permis. Vous êtes en face de l’escroc première génération, un vétéran, un vrai capo ! Il vous fait vite comprendre avec sympathie que vous n’êtes qu’un Straniero.

Du temps qu’on existait : un premier roman ambitieux mais agaçant

Marien
« Un talent fiévreux et contagieux », ainsi Jérôme Garcin, médiatique critique du Nouvel Obs, conclut-il son compte-rendu presque dithyrambique du premier roman d’un jeune inconnu, Marien Defalvard, 19 ans. Précocité, éloges de la nomenklatura du monde littéraire et nomination aux Prix de Flore et Renaudot, les ingrédients d’un buzz de la rentrée sont ici réunis. Alors Coup médiatique ou vraie surprise littéraire ? C’est parée de cette interrogation que LaPéniche s’attaque à Du temps qu’on existait.

1Q84 : le rêve éveillé d’Haruki Murakami

En 2010, Belfond réédite l’une des nouvelles de Haruki Murakami issue du célèbre recueil L’Eléphant s’évapore (1989). Présenté dans une édition « luxueuse », illustrée d’une vingtaine de planches réalisées par Kat Menschik, Sommeil y est présenté comme l’une des nouvelles les plus énigmatiques de Murakami. Et, il est […]