Le Mag’

Babeth la première et Loulou le quatorzième font encore parler d’eux

Aime t-on encore l’Histoire à Sciences-po ? Je l’espère. Et maudit soit celui qui ne ressent rien à l’écoute des récits de ceux qui ont fait le monde tel qu’il est. Pour Noël, l’Histoire avec un H gigantesque s’invite dans nos médias et depuis ma petite capitale irlandaise j’ai tout vu en avance alors je vous prédis l’avenir : érudits, érudites, historien confirmés et néophytes, voici deux grandes sorties à ne pas louper.Quand les historiens rencontrent la grande distribution, on n’obtient pas nécessairement que du Berstein & Milza… Bientôt sur vos écrans ‘Elizabeth, the Golden Age’ de Shekar Kapur et dans vos librairies ‘Love and Louis XIV’ de Lady Antonia Fraser.

This is England, Welcome.

Des jeunes gens en jean, crânes rasés, qui courent à travers les champs. Un drapeau anglais qui flotte au vent dans une plaine des iles Malouines, les images presque floues de jeux vidéos 8 bits, une marée humaine qui se heurte aux bobbies. L’Angleterre des années Thatcher contée par Shane Meadows commence ainsi. This is England.

Action et solitude : La condition Humaine selon Malraux

André Malraux fait partie de ces auteurs (mais en existe-t-il d’autres ?) dont la vie et l’œuvre sont profondément liées. On ne peut écrire sur La condition humaine sans (re-)présenter son auteur. La vie du dandy Malraux ne fut qu’action ; il courut d’aventures archéologiques en affrontements politiques, de la guerre d’Espagne au 30 mai 1968. Ces luttes ne sont pas sans lendemain, elles s’inscrivent dans le temps, au point que Malraux désire « marquer le siècle de cicatrices », autrement dit devenir immortel par son oeuvre. Celle-ci n’a de sens que comme réponse aux interrogations et aux espoirs d’une génération.