Vie du campus

Elections BDE 2012: In Pipo Veritas

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À l’origine, des 1A, deux groupes d’amis qui ont progressivement fusionné pour former un noyau dur cohérent et donner l’impulsion de départ. Loin d’eux l’idée du spam, les 3A se sont manifestés souvent d’eux-mêmes et ont été sélectionnés pour leur engagement antérieur dans la vie associative. L’origine assez tardive de la liste fut un « élément bénéfique », car pendant le rush de l’écriture du programme et de l’organisation des différents événements, tous ont pu découvrir le véritable engagement de chacun dans la campagne. Du dialogue, de l’entente, de la cohésion, et tout ce que ça implique. C’est déjà bien, et ils auront l’occasion de nous le prouver pendant la campagne. On reprochera aux 1A le peu d’expérience associative (un éphémère passage à Pares Inter Pares pour l’un, de l’associatif mais hors Sciences Po donc hors de ses codes pour l’autre) au moment où on doit les élire pour gérer un budget assez énorme et l’avenir des soirées de l’école.

Ce qui saute aux yeux d’entrée de jeu, c’est que les listes de cette année n’ont pas connu de fulgurances en ce qui concerne les noms et les thèmes. Ici, on parle de Rome antique – du « pain et des jeux », voilà qui résume assez parfaitement l’esprit d’une campagne – mais le thème reste à la fois banal et très éloigné de Sciences Po. Quant à « In Pipo Veritas », je crois qu’on est tous d’accord sur le fait qu’on préfère le vin à « Pipo ». Leur site indique une « identité forte et délurée ». Explication : on est sérieux, donc on tiendra la barre, mais pas trop non plus, donc accrochez vous. Le grand classique. De même, on affiche son « cosmopolitisme », avec du bicursus et du monocursus, avec du Finances&Strat et de la gestion de territoire. Soit.

En quelques minutes d’étude du programme, quelques points se dégagent : « pérenniser l’héritage de la MAO », « faire interagir les étudiants entre eux, quelque soit leur origine géographique ou leur année de naissance, et leur apporter de l’aide, car ils en ont grandement besoin », « faire de l’inter associatif et décloisonner la vie étudiante ». Du jargon classique de campagne BDE. Mais quand on creuse un peu, on s’aperçoit que le groupe a beaucoup bossé et que derrière les mots se profilent de vraies actions longuement débattues. On me parle beaucoup de cet héritage de la MAO qu’IPV veut enrichir, et la métaphore du « flambeau que l’on passe d’années en années » revient régulièrement. Mais la liste se veut plus qu’une sous-MAO et compte bien dépasser ces héritages.

536680_105183166282169_100003714576451_24778_724544187_n.jpg Premier point fort : renforcer l’intégration et le service aux étudiants. Un BDE est là pour ça, mais c’est justement pour remplir cette mission première qu’IPV se présente. D’abord, renforcer les liens entre internationaux et étudiants français, quasi inexistants dans la mesure où peu d’étudiants français, peu chaleureux en règle générale, se sont aventurés du coté du Buddy Program cette année. Continuer sur la lancée du Buddy Program donc, en faisant de la pub aux étudiants français, et lancer un système de parrainage linguistique. Ils aimeraient aussi une entente un poil plus funky entre masters et premières années, mais on reste flou de ce coté là. Et enfin, mettre l’accent sur des relations entre Paris et les campus délocalisés avec un projet de WEI commun et une nouvelle année de Sciences Po National Tour.

Du coté du service aux étudiants à proprement parler, on table sur des « starter kit », des packs clé en main avec ouverture de compte en banque et ouverture d’une ligne téléphonique, en gros tout ce qu’il y a de compliqué dans le domaine de l’administratif pour un nouvel arrivant. Dans la veine de l’héritage de la MAO, IPV actualisera régulièrement le fichier job et la base de données pour les logements (qui référencerait également les annonces de type PAP), en agrémentant tout ça d’une nouvelle bourse aux meubles. Coté soirée, on reste au niveau du trio WEI/Cabaret Sauvage/Gala. On attendra pour voir le « vrai style IPV ».

Décloisonner la vie étudiante pour IPV, c’est d’une part sortir du carcan Sciences Po pour s’ouvrir à d’autres écoles et également s’ouvrir au monde. Les projets fusent, notamment en ce qui concerne rencontres sportives et soirées inter écoles (créer un conglomérat de BDE pour faire baisser le prix exorbitant des salles, pourquoi pas), sujet auxquels tous les précédents BDE se sont frottés sans en arriver à bout. Les gars d’IPV sont déjà en contact avec d’autres BDE (on retiendra Nanterre, l’ESSEC ou la Sorbonne).

On passe rapidement sur le sujet « événementiel » pour se focaliser sur un point qui tient à cœur à cette liste : l’humanitaire. Le responsable humanitaire a déjà contacté d’autres associations qui se sont distinguées, comme ASPA, dans l’art et la manière du voyage humanitaire, pour aider à la réalisation de leurs futurs projets. Un projet humanitaire avec l’association « Frères » de l’ENS qui organise des voyages humanitaires en Roumanie, auxquels a participé l’été dernier le responsable humanitaire, est également envisagé. Mais « décloisonner » Sciences Po, c’est s’en éloigner ? Absolument pas, c’est juste « découvrir qu’il y a autre chose que le microcosme de la Rue Saint-Guillaume ». Décloisonner la vie étudiante, c’est aussi briser l’image du BDE qui se pose dans les canapés et joue à la console toute l’année, image qui s’impose souvent aux nouveaux arrivants. « Un BDE ouvert » : classique mais nécessaire.

Enfin, le dernier gros engagement d’IPV, c’est rendre aux associations leur centralité. Parce que le service aux étudiants c’est bien, mais le service aux étudiants qui s’engagent dans la vie de leur école, c’est mieux. Plusieurs choses : les aider au niveau de leur comm en mettant à disposition les outils (affiches, écrans, etc) du BDE, en particulier pour les nouvelles associations ; et les aider au niveau des relations entre elles et l’administration, relations qui se révèlent généralement complexes. Le problème principal sera de savoir quelles associations aider, dans la mesure où le BDE, qui a déjà fort à faire, ne peut pas assister les dizaines d’associations reconnues. De ce coté, on pêche un peu par ambition, mais cette centralité de l’associatif dans leur programme est essentielle pour les étudiants, qui ne profitent pas d’un statut permanent pour leurs associations.

Photo_groupe.jpeg Ils préconisent une campagne sympa, en évitant les grands débordements de l’année dernière. « Tout le monde sera clean », pas d’histoire de mac qui circulent en amphi au moment des élections, et le fair play sera de mise. Ils ont déjà prouvé leur sincérité en annonçant clairement sur le page Facebook qu’une fausse page concernant la liste concurrente circulait. Le but de leur campagne, c’est de s’ouvrir à tous. Beaucoup d’étudiants sont internationaux, et la majorité d’entre eux ne connaissent rien du BDE et quasiment aucun ne vote. IPV veut engager la campagne du coté des internationaux en distribuant des flyers-programmes bilingues et en allant leur présenter, en anglais, leur programme et l’importance du BDE. De deux, les master ne votent que peu, et la liste tentera d’y remédier en organisant un grand tournoi de poker, événement censé drainer un grand nombre de master. Dans les prochains jours, outre les classiques petits-déjeuners sponsorisés par Starbucks, on aura le droit à un combat de gladiateurs dans le jardin et une voyante dans hall, en plus du déjà fameux tournoi de poker et d’une soirée mercredi soir. Et une mascotte ! A budget considérable, bons lots à gagner : des pass pour Solidays, etc.

Les deux représentants d’IPV m’affirment que malgré l’ambition affichée de leur programme, il reste très cohérent et qu’on « garde les pieds sur Terre ». « On y va pas à pas, on part pas dans toutes les directions ». Malgré une comm pas géniale sur internet et un tumblr pas très joli, IPV réussit à ne pas enchainer les tôlés de la campagne numérique (hormis une vidéo de biture qui est mal passé auprès de l’administration). IPV mise tout sur la campagne, « la vraie », et on ne demande qu’à être convaincus.

  • Jean Jacques

    Forcément que les Masters votent pas: déjà que les trois quarts des étudiants de premier cycle se foutent complétement du BDE, qu’est ce qu’un 4A ou 5A qui termine ScPo va s’emmerder à suivre la campagne?

  • BDE

    Comme quoi depuis le passage de SGSH, les listes BDE font dans le très (très très) consensuel et ne se donne plus la peine d’innover (ah, si, un tournoi de poker, ok).

  • Romane

    « Loin d’eux l’idée du spam, les 3A se sont manifestés souvent d’eux-mêmes » : c’est une blague?

    « renforcer les liens entre internationaux et étudiants français » : quelles sont les propositions concrètes? On aimerait bien savoir

    « les aider au niveau de leur comm en mettant à disposition les outils (affiches, écrans, etc) du BDE, en particulier pour les nouvelles associations » : c’est 3615 qui propose de mettre les outils de comm du BDE à disposition des associations, il faudrait penser à recouper cet article avec le programme d’IPV pour distinguer le pipo du véritas

    campagne sympa « Tout le monde sera clean » à revoir, vraiment

    Un programme « qui reste très cohérent et qu’on « garde les pieds sur Terre ». « On y va pas à pas, on part pas dans toutes les directions » » : qu’on m’explique le WER interrails pour je cite « découvrir l’Europe de l’Est » svp, c’est vrai que c’est vachement réaliste de découvrir l’Europe de l’Est en 2 jours

  • u

    le tumblr c’est 3615, pas IPV

  • Zinedine

    « des compétitions sportives »… Sinon, 3 pas à droite du BDE, il y a un endroit sympa avec des tas de gens compétents qui s’appelle l’AS

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    LA SEULE LISTE QUI TIENT LA ROUTE, POUR DEFINITIVEMENT EN FINIR AVEC UN BDE DE FRAICHEURS