Vie politique étudiante

Elections syndicales 2009 : L’UNEF

3.JPGLaPéniche.net continue sa série d’interviews pour vous aider à choisir quel bulletin mettre dans l’urne mercredi et jeudi. Manon Aubry, présidente de l’UNEF, nous présente le projet pour l’année à venir du syndicat majoritaire à Sciences Po et en France.

  • LaPéniche.net : Quelle est votre position sur les droits de scolarité, et notamment sur leur augmentation, présentée dans le rapport « Sciences Po : objectif 2013 » ?

L’UNEF est un des seuls syndicats de Sciences Po à s’opposer très clairement au projet d’augmentation des droits de scolarité proposée par « Objectif 2013 ». Nous sommes bien d’accord qu’il y a beaucoup de choses à changer à Sciences Po pour en faire une grande université internationale, mais cette augmentation n’est pas la solution. La qualité du diplôme ne se mesure pas aux frais dépensés directement par l’étudiant pour l’obtenir mais à la qualité pédagogique. Faire passer les droits de 2400€ à 4200€ en moyenne n’est donc pas acceptable. Surtout, les raisons données pour justifier cette augmentation sont souvent mensongères ou illusoires. La construction d’une cité internationale avait déjà été proposée dans le précédent rapport, et n’a jamais été réalisée. De la même façon, l’agrandissement de la bibliothèque avait déjà été proposé, en considérant les droits de scolarité actuels. Aussi, enfin, le rapport explique que cette augmentation a pour but premier l’accueil d’un plus grand nombre de boursiers. Pourtant, la dernière tranche d’exonération censée être créée avec les nouveaux niveaux de droits de scolarité n’en est pas une ! L’UNEF a obtenu cette année 25 000 nouveaux boursiers supplémentaires au niveau national, qui de fait ne paieront pas de frais de scolarité. Et ces étudiants sont également dans la dernière tranche créée par Sciences Po : la prétendue justice sociale est donc illusoire puisque Sciences Po n’exonérera pas ces étudiants déjà boursiers. Sciences Po ne dépensera donc pas un centime de plus pour eux, ce sera l’Etat qui le fera. L’augmentation des droits de scolarité ne se justifie donc en rien.

Aussi, si l’on veut faire de Sciences Po une grande université internationale, pourquoi faire payer un maximum aux étudiants étrangers ? La préférence communautaire qui fait payer les étudiants hors UE 13 000 euros, ainsi que la différence de frais d’inscription entre la licence et le master, contre l’UNEF n’a cessé de s’opposer, sont injustes et insoutenables.

Nous critiquons plus généralement « Objectif 2013 », rapport flou qui reprend à l’identique des idées et des phrases du précédent rapport, publié il y a 4 ans. Nous refusons cette fuite en avant déjà engagée par la direction qui fait payer de plus en plus les étudiants directement. Un tel système n’est en effet pas viable : plus on démocratise socialement (le prétexte pris par la direction) plus on augmente les frais d’inscription. L’augmentation des frais d’inscription est donc inacceptable !

  • LaPéniche.net : Quelle est la position de l’UNEF sur le mode d’entrée à Sciences Po et sur la polémique actuelle autour de la suppression du concours ? Quelles sont alors les propositions du syndicat ?

Ce que nous pouvons dire, c’est que le concours est socialement discriminant. Le concours prend en effet des gens en moyenne plus favorisés socialement et culturellement. Pourtant, nous avons observé, en nous basant sur des études (notamment celle de Vincent Tiberj, chercheur au CEVIPOF) réalisées auprès des étudiants, que les élèves pris par la mention très bien et la CEP réussissent en moyenne mieux d’un point dans leurs études à Sciences Po. Il n’est donc pas justifié de conserver cette discrimination.

Si nous nous opposons au concours, c’est sous sa forme actuelle. C’est pourquoi nous en proposons une réforme, pouvant être mise en place dès l’an prochain, pour réduire la discrimination sociale. Le concours doit ainsi être avancé à début juillet, pour qu’une différence entre ceux pouvant s’offrir une prépa d’été et les autres ne se creuse pas. Aussi, nous souhaitons des centres d’examen en province et dans les DOM-TOM, car il est parfois impossible à certains de passer le concours simplement à cause des frais de transport et du coût des nuits d’hôtel.

Ensuite, pour réduire ces biais sociaux et culturels, nous désirons un accès du concours à tous. Le concours doit ainsi être gratuit pour tous, pas seulement pour les boursiers. Bien sûr, pour que le nombre d’inscrits ne soit pas trop élevé et n’accable pas trop le budget de l’école, il faudrait que certaines conditions soient données à la gratuité, comme la présence obligatoire aux épreuves. De plus, les épreuves devraient plus coller au programme du bac, pour encore une fois ne pas favoriser ceux qui peuvent s’offrir des prépas aidant à travailler les programmes du concours, qui sont actuellement très spécifiques. Par exemple, l’épreuve d’histoire devrait se concentrer sur la période depuis 1945, soit celle étudiée en terminale.

A terme, on pourrait mettre en place un recrutement sur dossier, suivi d’un oral ouvert aux mentions bien et très bien, et aux étudiants ayant des projets particuliers, par exemple ceux particulièrement engagés dans des associations ou des syndicats.

  • LaPéniche.net : Que pensez-vous de la qualité de vie des étudiants à Sciences Po ?

Les grands problèmes actuels sont le manque de place et les conditions d’étude.

Le manque de place : En ce qui concerne le manque de place, l’UNEF est très contente d’avoir obtenu le dédoublement des amphis de 1ère année dès la rentrée 2009. Chacun aura ainsi une place garantie en amphi et ne sera pas découragé de s’y rendre. Face au manque flagrant de place dans les locaux, Sciences Po doit revoir sa politique immobilière. Bien sûr, les bâtiments du quartier de la rue Saint-Guillaume ne doivent pas être abandonnés, car ils sont une plus-value essentielle de l’école. Un maximum d’étudiants doit y rester. Néanmoins, le 7e est un arrondissement très cher. Il faudrait donc offrir une solution de logement moins chère, par exemple pour les premiers cycles dans un campus en banlieue. Ceci permettrait de plus d’avoir une véritable vie de campus, ce qui serait un avantage non négligeable.

Un autre problème est celui de la cafétéria, où la queue, aux heures du déjeuner, est immense. L’UNEF demande l’ouverture d’une cafétéria CROUS avec des plats chauds au 13 rue de l’université.

Les conditions d’étude : Il est évident que les conférences de méthode en petit groupe, et la possibilité d’avoir un support informatique, les ecours, en plus des amphis, sont de grandes chances.

Mais nous souhaitons tout de même de vraies innovations pédagogiques en plus. Tout d’abord, un usage encore plus important d’internet. Tous les cours magistraux devraient être disponibles en ecours, car cette innovation est vraiment très profitable aux étudiants salariés et engagés intensément dans des associations et syndicats. Et tous les ecours, pas seulement ceux de notre cursus, devraient pouvoir être consultés. Aussi, tous les recueils de texte obligatoires, devraient, pour des raisons économiques et écologiques, être disponibles gratuitement sur internet.

Pour une plus grande interaction en amphi, le nombre d’étudiants par amphis devrait être moins élevé qu’il ne l’est parfois, avec 500 élèves ou plus. Le contenu des conférences de méthode doit être harmonisé, à l’aide d’une charte, et sans remettre en cause l’indépendance des enseignants, mais pour empêcher de grandes différences préjudiciables entre élèves. En ce qui concerne les résultats académiques, nous demandons aussi qu’ils soient disponibles en ligne, pour que les 3A et les gens habitants loin de Paris puissent les avoir dès leur publication.

Les cours de langues ne doivent pas être réduits à 1h, même si les groupes sont plus petits.

Enfin, sans remettre en cause la base de la pédagogie de Sciences Po, nous pensons que l’exposé et la fiche technique ne doivent pas être l’alpha et l’oméga de la pédagogie de Sciences Po. Une diversification des supports et des devoirs à rendre doit être opérée, plus axée sur la recherche et permettant plus de prise de position de la part des étudiants. Enfin, nous proposons une mutuelle des fiches techniques sur l’ENTG pour permettre l’égalité des étudiants lors des révisions.

  • LaPéniche.net : Et sur l’aide sociale ?

L’aide sociale est un sujet capital pour l’UNEF, car nous voulons la démocratisation et la diversité sociale à Sciences Po. Nous travaillons tout au long de l’année au sein de la commission de suivi social à l’exonération de certains étudiants quand leur situation l’oblige. L’aide sociale demeure insuffisante à Sciences Po. Le budget qui lui est attribué n’est pas dépensé dans sa totalité, les étudiants étrangers (hors UE) paient 5500 euros de frais de scolarité sans aide de Sciences Po, et les prep’ENA paient encore leurs frais d’inscription en fonction de la situation de leurs parents alors qu’ils sont indépendants, le tout pour deux fois moins de cours en volume horaire que le reste des étudiants à Sciences Po…

  • LaPéniche.net : Pourquoi voter pour l’UNEF les 21 et 22 janvier ?

Tout d’abord, pour notre slogan « Pédagogie : innovons ! ». Il faut mettre en place à Sciences Po une véritable innovation pédagogique et une réutilisation à des fins plus utiles des moyens déjà mis en place. Nous souhaitons une LV2 pour tous, une diversification des exercices, le développement d’autres méthodes de travail plus axées sur la recherche, la possibilité d’accéder sur internet à TOUS les ecours de Sciences Po. En résumé, nous sommes pour une nouvelle excellence pédagogique !

Ensuite, pour l’efficacité dont a fait et fait tous les jours preuve l’UNEF. Lors du dernier mandat, nous avons acquis une semaine de révision et le dédoublement des amphis de 1ère année. Nous sommes présents tout au long de l’année, dès septembre avec la réunion de pré-rentrée où l’on donne à tous des informations essentielles, et tous les jours en péniche. Nous sommes aussi présents dans les campus délocalisés et sommes les seuls à parler des étudiants étrangers. Nous sommes le relai des grands problèmes de Sciences Po mais aussi de tous les problèmes particuliers qui nous sont soumis. Nous rendons compte de nos actions à tous à travers notre compte-rendu de mandat et les 5 lettres des élus annuelles. Cette efficacité est en plus renforcée par notre présence au niveau national.

Photo : Antoine Genel

  • Jen

    Intéressant de voir comment ici aussi on applique et vante les « quotas ». On remarquera qu’au débat syndical il n’y avait aucune fille. Et que rares sont les listes paritaires… Alors arrêtez donc de vous vanter pour des pseudos actions. Et pensez à vos « amis » qui sont avec vous sur les listes. Ne les voyez vous que comme des « étrangers »? On voit l’engagement profond de ces listes… Entre démago, mensonges et politique de quotas…quelle belle campagne électorale!
    Votons quand même!

  • Alcibiade

    Juste une question, je suis le seul à trouver le commentaire de Matthieu (Nouvelle-Donne) très limite ?

    Ca veut dire quoi avoir des « étrangers » sur nos listes ? Pourquoi faire cette classification ?

    Ca me fait penser à un débat d’il y a quelques années où un représentant d’Interzaide (sans FV à l’époque) avait sorti un magnifique : « Bon, ce n’est pas parce que vous avez un Pablo sur la liste que vous avez des étrangers. » Je vois que ce bel esprit se transmet de générations en générations entre Interzaide old school et Nouvelle Donne.

  • moi

    Oh, vous, le jour ou on verra vos listes on en reparlera.
    Pour l’instant on attend…
    Vous avez honte ?

  • Hé ! Nous aussi on a des étrangers sur nos listes, et des responsables ND de campus en position éligible sur nos listes.

  • Lucas

    « vous avez la modestie de ne pas vous déclarer seuls »

    Merci Antoine de noter nos efforts. C’est dur tu sais, on fait de notre mieux tous les jours! Si si!

  • « Nous sommes aussi présents dans les campus délocalisés et sommes les seuls à parler des étudiants étrangers »

    là désolé de le dire mais c’est faux. d’une d’autres syndicats (sud étudiant et interzaide au moins) ont des étrangers dans leurs membres et de deux sud étudiant-e-s au moins (je connais pas sur le bout des doigts les autres programmes) parle de problèmes concernant les étudiant-e-s étranger-e-s comme la future augmentation des frais de scolarité, les frais automatiquement à 5 000€,ou encore le welcome programme qui coûte près de 300€ (ce qui a pour conséquence d’exclure une partie des étudiant-e-s)

    ensuite sur les campus délocalisés, vous êtes là non plus pas le seuls (cf notre tête de liste en CP) mais bon la dessus vous avez la modestie de ne pas vous déclarer seuls.

    amicalement quand même (on est pas des brutes et on va pas s’emporter sur un micro 😀 )
    antoine

  • Pour d’autres sujets que le concours, n’oublier pas de réagir, de critiquer de suggérer sur http://unefiep2009.wordpress.com/

    Il faut dépassioner le débat…Par contre, c’est important et plutôt formidable que ce débat sur la réforme du concours ait lieu, même si la tournure qu’il prend et son coté médiatique sont à déplorer. Je suis tout à fait d’accord Aurélien, si l’accès à la culture entre Paris et la Province n’est pas le même, je ne pense que c’est loin d’être l’inégalité majeure face à l’admission, même si cela en fait sans doute partie. Même si beaucoup rentrent sur concours, on peut tout de même remarquer que la plupart des admis sur concours sont parisiens et que la plupart des provinciaux sont admis sur MTB. La prépa de la documentation française et celle du CNED sont très bien et peu chères, mais ils faut continuer dans cette voie!
    Déplacer le concours en juillet permettrait à la fois à ceux qui travaillent tout l’été de passer le concours quand même, en même temps que cela réduirait les inégalités liées à la prépa intensive sur deux mois. Permettre de passer le concours dans les cycles délocs et dans les DOM TOM (comme le fait l’IEP de Bordeaux)serait une mesure simple mais vraiment importante .De même, est ce normal que Sciences Po dégage des bénéfices sur l’organisation du concours?
    Toutes ces petites choses, on se dit, bon, les gens qui n’ont pas beaucoup de moyens, ils vont payer le train, la documentation française, et 100 euros de concours, et ils vont se serrer la ceinture, ça va pas être évident, mais pour rentrer à Sciences Po, ça vaut le coup . Et évidememment que ça vaut le coup! Le problème, c’est que ce raisonnement marcherait que si on était SUR de rentrer à Sciences Po. Le problème, c’est que les gens se disent, est ce que je vais payer tout ça alors que j’ai presque aucune chance de l’avoir? Alors que pour le même prix on peut passer le concours commun des IEP de Province…Il faudrait une petite démonstration de Wasmer en terme de probas, de coûts et d’utilité…En tout cas, c’est ce raisonnement qui guide l’UNEF dans sa volonté de réformer le concours.
    Pour en savoir plus: http://unefiep2009.wordpress.com/

  • Lucas (UNEF)

    « La preuve, des provinciaux réussissent très bien le concours, et pour ceux qui ont ratés l’admission par dossier ou qui n’ont pas eu la MTB tout simplement, c’est une réelle opportunité ! »

    Juste en passant: les « provinciaux » rentrent majoritairement sur MTB, et la majorité de ceux qui rentrent sur concours sont des parisiens dixit la Direction.
    La prépa d’été coùute déjà cher à elle seule, mais quand tu rajoutes les frais de logements, de bouffe etc…ça finit par faire salé pour un bon nombre de familles.
    Réformons donc le concours ^^

  • Lucas (UNEF)

    Euh non…c’est moi le « responsable internet » (pour reprendre tes mots) en fait, et j’utilise mon vrai prénom sans changer sexe quand je te parle Maxence ^^

  • pseudo

    Tiens, Maxence fait dans l’attaque personnelle…

    qui te prouve qu’elle est à l’UNEF? dès que quelqu’un dit qqch qui ne te plaît pas, c’est forcément une manipulation et une attaque déguisée? un peu parano. scoop: il y a des gens hors des syndicats qui ne pensent pas comme toi et qui ont le droit de le dire. En plus, si ça existe surement, ne dis pas que toi non plus tu ne le fais pas, allons.
    Je crois que le chéri qualifiait le concours et pas toi (pas folle la Alice), le coup de la petite cuillere ne s’adresse pas non plus à toi (à moi que tu ne te caches derrière delare…)

    Et puis « la question se pose », « le débat est là »… c’est bien ce que tout le monde raconte, non? même toi tu reconnais que la supression n’est pas encore décidée. Et excuse les gens de plus croire l’UNEF que l’UNI quand il s’agit des positions de l’UNEF, justement. De même qu’ils croient l’UNI plus que l’UNEF au sujet des positions de l’UNI.

    Allons, suis donc ton propre conseil et arrête un peu de calomnier. Ca met une mauvaise ambiance.

  • Maxence

    Alice, t’es amoureuse de moi ? Je ne savais pas qu’on s’appelait « chéri », mais allons-y. Alors, ma chérie. Oui, Descoings veut supprimer le concours. J’imagine que tu n’es pas très forte, parce que tu parles de son blog alors qu’il est indisponible depuis une semaine. Ce n’est pas son blog qu’il faut consulter, mais ses interviews. Et pour toi, un docteur. Parce que « la question se pose » (RD, le Figaro) signifie que le débat existe vraiment.

    Ensuite, ma chère Alice, oui les autres syndicats étaient, en octobre, pour une suppression du concours. Demande leur. Tu es bien à l’UNEF, non ? Tu dois donc connaître la position qu’on pris tes amis devant Hervé Crès ? Sans parler de ND, dont une grande partie est toujours favorable à sa suppression.

    Alors, ma chérie. Critique notre programme, si ça te plaît. Après tout, j’imagine que Manon t’as chargée, sous ce pseudo, de tirer sur tout ce qui bouge. « Responsable internet », c’est bien ton rôle, non ? Critique. Mais prends quand même la peine de lire notre programme. Je sais, j’en parle beaucoup. C’est que j’en suis très fier. C’est bien, parfois, d’être content de ce qu’on fait. Parce que tout ça, ça reste des élections syndicales. Personne ne meurt. Personne ne s’enrichit. Le pouvoir est partagé.

    Mon Alice adorée, avant de sortir mon nom de famille et de me calomnier sur internet, réfléchis un peu avec ta jolie petite tête. On peut s’opposer sans s’insulter. Je n’ai pas de cuiller en argent dans le bouche. Mais toi, tu as une bien grande gueule pour un si joli nom…

  • Aurélien

    Depuis quand on est obligé d’aller dans les bibliothèques parisiennes pour réussir le concours de Sciences Po ? Plus sérieusement, je suis conscient qu’il existe des disparités en terme d’accés à la culture entre Paris et la province, mais avec un peu de motivation, une bonne connaissance du programme d’histoire et de philo de Terminale, des bonnes capacités d’analyse et de synthèse, un peu de métholodogie, un bon niveau en langue étrangère, une préparation pendant l’année ( celle de la Documentation Française ne coûte que 250 euros ) ou pendant l’été ( Ok, c’est plus cher, et il y a peut-être un problème à ce niveau là quant aux coûts exorbitants de certaines prépas parisiennes ), rien n’est insurmontable !
    La preuve, des provinciaux réussissent très bien le concours, et pour ceux qui ont ratés l’admission par dossier ou qui n’ont pas eu la MTB tout simplement, c’est une réelle opportunité !

  • Alice in Wonderland

    Et Maxence Mély continue… ça devient pénible. J’ai lu les différents tracts de l’UNI, de l’UNEF et du reste du monde (quand ils existent) sur la question du concours depuis un certain temps et jamais ils n’ont dit qu’ils voulaient le supprimer sans conditions. Jamais ils n’ont tenu la position bornée qui est celle de l’UNI de vouloir le sauver à tout prix. Objectivement, qui peut dire aujourd’hui que le concours est juste socialement? J’ai eu cours avec V. Tiberj, les résultats de ses études sont accablantes.
    Mais rassure-toi Maxence, on va te le répéter pour la deux-milliardième fois: Descoings le dit partout depuis un long moment (son blog, la presse…): il ne va pas le supprimer, ton concours chéri.

    Et l’argument sur le creux des propositions: celui qui n’a pas de programme, c’est celui qui distribue des articles de presse à tout le monde, faute de propositions de fond. Si ton organisation est une organisation qui colle des affiches et tient des positions d’extreme-droite, c’est pas de notre faute, c’est son choix, au moins assume-le.

    et delare: je ne m’abaisserai même pas à t’insulter, ce serait te faire trop d’honneur. Le manque de capital culturel n’est pas un choix figure-toi. Sors donc ta petite cuillère en argent de ta bouche 10 secondes, lache ce livre de Mauriac et regarge le nombre de bibliotheques dans les quartiers riches de Paris et dans ses quartiers pauvres. Regarde le nombre de musées et de lieux culturels en banlieue « défavorisée ». Pour aller dans les bibliotheques, il faut en avoir l’occasion. En revanche tu es la preuve que la culture ne fait pas tout avec un raisonnement aussi lamentable.

  • delare

    bouh bouh, le concours, le méchant concours défavorise se qui sont défavorisés culturellement, en défavorise ceux qui n’ont pas de culture !
    Il est trop horrible ce concours, il trop dur ! Pauvres gens qui n’ont pas de culture, c’est encore les riches qui terrorisent les pauvres sans culture pour qu’ils aient peur d’aller dans des bibliothèques !

  • Maxence

    Je ne sais pas qui est derrière « UNEF », mais oui. En réunion budgétaire, Crès a parlé du dédoublement des amphis. On a eu une conversation d’un quart d’heure en tête à tête juste après. Et il m’a bien précisé qu’il faudra des nouveaux profs. Pour qu’ils élaborent un nouveau cours. Et qu’en 2010, peut-être, on trouve une solution au manque de places en amphis. Tout simplement.

  • Hervé Crès, lors de la présentation du budget, a précisé que l’augmentation des profs était en partie destinée au dédoublement des amphis dès la rentrée 2009. Texto. Si tu ne l’as pas entendu Maxence, c’est bien dommage.

    Sur le concours, je le répète: L’UNEF a toujours dit qu’il était hors de question pour elle de garder le concours en l’état. Tu peux vérifier, on a garder les tracts des campagnes des 5 dernières années, qui ont souvent fait de la réforme du concours leur axe de campagne majeure, en insistant sur la démocratisation de Sciences Po. Nous défendons d’ailleurs des propositions très concrètes à ce sujet depuis longtemps: concours en juillet, centre d’examens dans les campus délocs et dans les DOM-TOM, gratuité du concours, réformer la nature des épreuves…
    Et contrairement à ce qu’on peut t’entendre dire en péniche, l’UNI n’est pas le seul syndicat étudiant à parler de la réforme du concours dans son programme. La plupart des syndicats en parlent, et, comme tu le sais et comme je l’ai déjà dit, l’UNEF s’est particulièrement intéressée à la question des admissions depuis de nombreuse année, en faisant un point fort de nos propositions. La différence, c’est qu’on a un projet, un projet cohérent pour l’ensemble des issues propres à Sciences Po.
    L’innovation pédagogique, par exemple, contrairement à ce que tu écris, nous pensons que ce n’est pas si difficile que ça de repenser la pédagogie à Sciences Po: Mettre en place une mutuelle des fiches techniques, l’accès à la seconde langue, adapte mieux les exercices à chaque matière, mettre les recueils de textes sur internet..ça te semble vraiment si compliqué? La preuve, depuis cette année, les élèves de 1A, en éco, ne font plus d’exposés, qui se sont révélés l’année dernière inadaptés au cours de Wasmer, mais des exercices, des lectures, etc. CE n’était pas si compliqué que ça.
    La question des admissions est cruciale à Sciences, c’est un sujet délicat et clivant dont il est nécessaire de débattre et sur lequel il faut aller de l’avant, en formulant des propositions allant plus loin que l’attchement symbolique au concours. Mais n’oublions pas de parler des locaux, des frais de scolarité, des problèmes spécifiques aux campus délocalisés, de la « responsabilité sociale », etc.

  • Maxence

    Quant à nos propositions… Lucas, prends la peine de lire notre programme. Tu verras. Il y en a quelques unes, des idées porteuses.

  • Maxence

    J’adore qu’on me reproche d’être d’extrême-droite. Ca me rappelle le creux des arguments d’en face. D’autant qu’en ce qui concerne le concours, l’UNI n’a rien à cacher. Tous les syndicats étudiants étaient au courant du projet de suppression du concours, mais seule l’UNI en a fait un thème de campagne. Simplement parce que seule l’UNI considérait que les étudiants avaient leur mot à dire. Par ailleurs, non. L’UNEF n’y peut pas grand chose si la direction ne tient pas sa parole. Mais l’UNEF peut comprendre qu’on ne révolutionne pas la pédagogie en six mois ! Tout le monde comprend qu’il faut du temps pour réformer. Lucas, tu le sais aussi bien que moi, la direction cherche à tout prix à faire baisser la pression à cause même des élections. Un « oui » à l’UNEF avant pour mieux dire « non » après.

    Et je persiste. Descoings est clair sur LCi. Pas de suppression en 2010, mais un vrai projet de suppression. Alors l’UNI le dit : profitons des élections pour passer un message fort. Non à la suppression du concours !

  • Lucas (UNEF)

    « En tout cas, on est tous satisfaits de voir que l’UNEF est revenue sur sa position de la rentrée et, désormais, ne veut plus « faire la peau au concours » mais simplement lutter contre les inégalités socio-économiques… »

    Nous n’avons pas de position dogmatique au sujet du concours, tous ce que nous avons fait valoir à ce sujet est toujours allé dans le sens d’une réduction des inégalités socio-économiques (je t’invite sinon à m’indiquer où nos propositions n’avait pas pour objectifs de réduire les inégalités sociales).

    Nous n’avons jamais caché que le concours était pour nous la voie d’accès créant le plus grand biais social à l’entrée de Sciences Po. Nous ne l’inventons, ceci est le résultat d’études menées par des chercheurs. Partant de là deux possibilités si on veut réduire ces inégalités:
    – soit supprimer le concours et transformer dans son ensemble le système d’admission à Sciences Po en cherchant une procédure unique et non pas fragmentée (principe d’égalité Républicaine que l’UNI se plait à réaffirmer à tous bouts de champ)
    – soit on réforme le concours.
    L’UNEF n’a pas un poids suffisant pour supprimer le concours si l’administration ne le veut pas (et à l’état actuel des choses elle ne le veut pas), et l’UNEF n’a pas non plus l’intention d’aller à l’encontre de la volonté des étudiants sur ce sujet.
    Si on doit garder le concours, sa réforme est une nécessité.

    « Trop dommage de tomber là-dedans juste pour grossir un bien maigre bilan. »

    Bon là pour la question du bilan, juste LOL parce que la remarque vient de l’UNI.

    Ecoute Maxence, la Direction nous a dit que les amphis allaient être dédoublés, et ce dès la rentrée prochaine. On en a logiquement informé les étudiants. Si la Direction décide ensuite de changer d’avis et de passer outre tout ce qu’elle a dit, nous on y peut pas grand chose. Reste que lors de la parution de l’article parlant du dédoublement sur Lapéniche.net, la Direction avait fait état de la mise en place du dédoublement des amphithéâtres pour l’année 2009. Et nous n’avons pas eu de démentis de sa part depuis, malgré l’article et malgré les tracts…

    Mais bon, il va de soit que l’UNEF désinforme quand elle fait part d’un projet qui a eu l’aval de la Direction, et que l’UNI ne fait qu’informer les étudiants lorsqu’elle sort une semaine avant les élections que le concours va être supprimé alors même que la Direction a démentis la chose… Je ne sais pas si votre bilan est lourd (enfin si…), mais en tout cas on sent que votre programme est léger en terme d’idées porteuses…

  • Myriam

    Pourquoi l’extrême droite se permet de commenter les articles de la Peniche.net !

    Ralala… Bouh à l’uni !

  • Maxence

    Une dernière chose.

    L’UNEF A OBTENU LE DEDOUBLEMENT DES AMPHIS POUR LA RENTREE PROCHAINE ?!!!!

    Pourquoi alors le professeur Wasmer m’a-t-il affirmé mercredi dernier que la réforme n’entrerait en vigueur qu’en 2010 ? Pourquoi m’a-t-il confié que rien n’était décidé ? Pourquoi Hervé Crès lui-même m’a-t-il rappelé que ce n’était qu’un « rêve », pas encore un « projet » ?

    Franchement. C’est bien d’ouvrir le débat. C’est ce que l’UNI a fait avec le concours, ouvrir le débat parce que l’administration en parle. Par contre, la désinformation, c’est trop dommage. Trop dommage de tomber là-dedans juste pour grossir un bien maigre bilan.

  • Maxence

    Mardi 14 octobre, groupe de travail, devant Hervé Crès, directeur adjoint : l’UNEF est pour la suppression du concours d’entrée.

    Jeudi 15 janvier, après la publication de l’article du Parisien, en Péniche : l’UNEF est pour une réforme du concours mais contre sa suppression.

    Dans votre programme, vous voulez « démocratiser l’IEP » mais à aucun moment vous ne parlez de cette suppression. A aucun moment vous ne prenez position face à cette suppression. Pourquoi se réveiller lorsque les médias en parlent ?

    En tout cas, on est tous satisfaits de voir que l’UNEF est revenue sur sa position de la rentrée et, désormais, ne veut plus « faire la peau au concours » mais simplement lutter contre les inégalités socio-économiques…