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La Péniche arrête sa publication après une belle année

Dessin : Marie Gros

Dessin : Marie Gros

Après un long voyage qui a commencé le 24 août dernier, La Péniche rentre au port. L’heure du bilan est arrivée et force d’avouer que l’équipe 2014-2015 a mené cette barque avec une détermination et une énergie qui la rend plus solide que jamais. Depuis septembre 2006, depuis bientôt dix ans, La Péniche n’a cessé de grandir et cette année lui aura indéniablement permis de prendre une autre dimension.

Plus de 600 000 pages vues, plus de 200 000 visiteurs uniques, un rythme de publication quasi-quotidien, une visibilité sans précédent, voilà un bilan dont nous pouvons être fier. Et nous vous en remercions. Nos articles ont suscité de nombreuses réactions, souvent en notre faveur, parfois critiques, réactions que nous avons toujours prises en compte. 

La Péniche a grandi en restant fidèle à l’héritage de cette association qui est bien plus qu’un journal étudiant. Lorsqu’elle a été créée, La Péniche était une plateforme web, une association au cœur de la vie étudiante et nous n’avons pas délaissé cette fonction fondamentale. Notre pôle photos de soirée a ainsi été plus qu’à la hauteur, et tout particulièrement au second semestre. Notre pôle communication, qui a organisé la Bleu Blanc Boat au Concorde-Atlantique, deux afterworks, la vente de roses de la Saint Valentin et a co-organisé la Médiatique au Wanderlust a encore une fois animé cette année universitaire avec brio.

Solidement appuyés sur cet héritage, nous avons fait profondément évoluer La Péniche. En refusant de se laisser enfermer dans des techniques obsolètes, en refusant de se borner à ne faire que de l’écrit, nous avons crée de toute pièce notre propre chaîne télé sur YouTube. Les barrières à l’entrée, bien réelles, rendent cette évolution tout à fait décisive et fondamentale pour le développement de notre association.

En l’espace d’un an, en grande partie grâce au dynamisme de notre responsable vidéo, nous sommes devenus bien plus qu’un journal étudiant : plus de 50 vidéos publiées, 30 000 vues sur YouTube, voilà ce qu’on peut appeler une entrée fracassante dans le multimédia.  La chronique cinéma hebdomadaire a considérablement enrichi l’offre de notre Mag dont la gestion a été assurée avec beaucoup de sérieux par tous les responsables de rubrique et la rédactrice en chef. 

Enfin, nous avons assumé jusqu’au bout une ligne éditoriale claire : assurer une vraie couverture de la vie politique étudiante à Sciences Po. Ce fut tout particulièrement le cas pendant la campagne des élections syndicales durant laquelle nous avons organisé pour la première fois le traditionnel débat des élections.  Ce fut le cas tout au long de l’année où nous avons focalisé notre attention sur les sections politiques : débats Face à Face, tribunes, focus sur le fonctionnement interne des mouvements, couverture des conférences, analyses compol etc …

Nous avons même entamé un tournant décisif pour l’avenir de l’association en nous positionnant comme un organisateur de conférences politiques. En fin de second semestre, en invitant Alain Juppé et Noël Mamère à Sciences Po, nous avons clairement donné une nouvelle dimension et une nouvelle orientation à La Péniche. 

Débat des syndicales, Noël Mamère, Alain Juppé : au second semestre, nous nous sommes positionnés comme le premier média organisateur de conférences politiques.

Débat des syndicales, Noël Mamère, Alain Juppé : au second semestre, nous nous sommes positionnés comme le premier média organisateur de conférences politiques.

Les statistiques montrent que cette priorité donnée à la vie politique a été plus que suivie par les lecteurs : les articles qui marchent, ce sont les articles qui parlent de politique. Lorsque nous parlons de l’UMP Sciences Po, de la conférence de Jean-Luc Mélenchon, du boycott d’Eric Zemmour, des élections syndicales, des Ecolos Sciences Po, nous avons été à chaque fois lus par a minima 2000 étudiants. 

C’est une satisfaction d’autant plus grande dans un contexte où les orientations prises par la direction de l’école tendent à une aseptisation, à une dépolitisation et à une businessscholisation tout à fait regrettables. Notre bilan est la preuve que malgré ces grandes tendances de fond qui sont à l’oeuvre, la politique a et aura toujours une place à part à Sciences Po.

N’oublions pas que c’est ce qui fonde notre spécificité et ce qui fait de Sciences Po une école si singulière dans notre pays. Si la Rue Saint Guillaume perdait définitivement ce goût incomparable pour la vie politique, ce serait une école bien tiède, bien morne, et bien quelconque que nous observerions avec amertume et nostalgie dans les années à venir. Vous pouvez compter sur nous pour que cette perspective reste à l’état d’un songe dystopique. 

Les 20 articles les plus lus de l’année

1 – Zemmour et Mélenchon : des invités jugés indésirables à Sciences Po ? 9200 visiteurs uniques

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2- L’UNI dépose une main courante contre l’UNEF 6400 visiteurs uniques

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3 – Comment l’administration de Sciences Po s’oppose aux besoins naturels des étudiants 5100 visiteurs uniques

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4 – Portrait de Paul Antoine de Carville, vainqueur flamboyant du Prix Philippe Seguin  4900 visiteurs uniques

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5 – Les vrais emplois du temps à Sciences Po en 13 graphiques  4400 visiteurs uniques

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6 – Droite de la droite à Sciences Po : qui sont-ils ?  4389 visiteurs uniques

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7 – Qui dirige les sections des partis politiques à Sciences Po  4378 visiteurs uniques

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8 – La campagne BDE va coûter 25 000€ : concrètement, ça représente quoi ?  3900 visiteurs uniques

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 9 – Mais qui sont les jeunes pousses de la politique sciencepiste ?  3645 visiteurs uniques

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10 – Le nouveau logo de Sciences Po fait peau neuve  3623 visiteurs uniques 

L’article raconté par son auteur. Je m’assois dans le bureau de Jérôme Guilbert, le directeur de la communication, au fond d’un des nombreux discrets couloirs du 27. L’enquête sur un des principaux sujets d’anxiété du moment est ouverte. Le nouveau logo, en entier, est là, sur une planche en carton carrée, posée sur la table. Il me fait, au premier coup d’oeil, penser à une cible de tir. Je le trouve plus « tape à l’oeil », plus light que l’ancien. On me demande mon avis. Je ne fais qu’approuver le choix. On sent la fierté d’un travail de longue haleine dans la pièce. Il est convenu que La Péniche ait l’exclusivité du sujet à deux conditions : celle que l’article soit entièrement relu et qu’il sorte à une date fixée. C’est vendu. Tout le processus de lancement de la nouvelle identité visuelle est réglée au millimètre, pas question d’avoir le moindre grain de sable. Très vite mes questions s’enchaînent et je comprends qu’on ne s’improvise pas communiquant. Il y a eu une vraie comparaison du logo de Sciences Po avec ceux d’autres universités prestigieuses, une recherche de hiérarchie et d’homogénéité au sein des différentes entités de la maison, un effort de cohérence historique (le blason n’avait pas lieu d’être étant donné que Sciences Po n’est pas une université médiévale) et j’en passe… On m’explique que des groupes de travail ont été constitués, avec des alumni, des maitres de conférence, des élèves. Je suis soulagé que tout le monde ait contribué. On me montre ensuite les logos avec lesquels ils ont réfléchi. Je me dis alors qu’on a échappé au pire… Ce qui m’a finalement le plus surpris dans l’affaire, ce sont les nombreuses réactions conservatistes, qui ont fait suite à la publication, de la part de certains se découvrant une soudaine passion pour la contestation, voulant faire signer des pétitions à tout va, criant au scandale pour dépenses inconsidérées. Alors peut-être n’ai pas été assez clair en écrivant : « Les informaticiens se sont occupés du site, les nouvelles brochures ne seront imprimées que quand les anciennes auront été écoulées… Seules les pancartes font également l’objet d’une dépense, mais il est prévu « d’en décrocher plus que d’en remettre

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11 – Le top 5 des bibliothèques alternatives à Sciences Po  3500 visiteurs uniques

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12 – 10 définitions pour survivre à Sciences Po  3432 visiteurs uniques

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13- Prix Philippe Séguin : mais qui sont les finalistes ?  3100 visiteurs uniques

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14 – Raphaëlle Bacqué : ‘il faut voir Descoings comme un déviant créatif »  3000 visiteurs uniques

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15 – 10 graphiques pour faire le bilan de la procédure de reconnaissance  2900 visiteurs uniques

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16 – Fox/Sciences Poules : les listes BDE en 20 questions  2775 visiteurs uniques

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17 – Sciences Po en 2022 vu par Frédéric Mion  2723 visiteurs uniques

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18- Apparu, BLM, Copé, Letta : les profs connus sont-ils de bons profs ? 2577 visiteurs uniques

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19- L’admissibilité sur dossier, une procédure qui fait débat 2577 visiteurs uniques

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20- Le top 7 des pires stages de terrain 2359 visiteurs uniques

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