Vie du campus

Le BDA, demandez le programme !

« Une association chouette, sympathique, créative, et un peu folle aussi ». Avec cette phrase simple et pleine d’entrain, la secrétaire générale du Bureau des Arts, Mona Oiry, conclut une discussion où elle n’a eu de cesse de vanter les mérites et les projets des 80 personnes qui forment l’inénarrable BDA de Sciences Po. Tandis que la semaine de reconnaissance des associations battait son plein, l’association culturelle de Sciences Po a pu s’éloigner du tumulte incessant, de la propagande incisive, de la harangue abrupte en Péniche. En effet, point d’artistes maudits non reconnus au BDA puisque l’association est permanente. Ainsi, il leur est possible de s’atteler dès maintenant aux multiples projets en vue, tout en nous faisant partager leur dynamisme sans faille.

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Une palette d’évènements élargie

Cette année encore, quatre évènements de grande envergure vont ponctuer nos deux semestres : la 66ème Journée des Dédicaces, début décembre, sur le thème des « (men)songes littéraires », la Semaine du Cinéma en février, le festival de théâtre étudiant Rideau-Rouge fin mars et enfin la Semaine des Arts mi-avril, qui viendra clore une année riche en projets. Ces rendez-vous phares sont une grande source de fierté pour l’ensemble de l’équipe, à l’image du grand succès de la Semaine du Cinéma l’année dernière dont la table ronde avec Kourtrajmé avait été très remarquée, ou encore l’engouement suscité par les concours et activités de la Semaine des Arts.

L'Artichaut, le nouveau blog du BDA.

L’Artichaut, le nouveau blog du BDA.

Cependant, une ribambelle d’autres évènements vont rythmer l’année puisque les cinq pôles (pôle musiques actuelles, pôle arts plastiques, Ciné-Club, Club Litté, Club Photo) proposent chacun des activités qui vont des cafés-concerts, visites guidées d’expositions, aux projections de films, rencontres littéraires, en passant par l’offre étendue de tarifs réduits pour des spectacles, des concerts ou même des opéras. Cette semaine va même voir le lancement d’un blog, l’Artichaut, qui ne constituera pas un catalogue d’analyses culturelles mais plutôt un florilège des dernières trouvailles de chaque pôle étudiées avec un ton toujours décalé. D’autre part, le succès indétrônable des cours crédités du BDA s’est encore confirmé cette année avec un catalogue enrichi qui propose maintenant des cours d’œnologie ou encore de webdesign, et voit les élèves se concentrer sur les inscriptions artistiques après les bien trop courtes inscriptions pédagogiques. Enfin, le chœur-orchestre et la comédie musicale viennent compléter un panel d’activités déjà très large et donnent des représentations à l’important succès critique (de LaPéniche) et public. Motivés par leur succès, les différents membres n’ont eu de cesse de faire émerger des nouveautés, à l’image du très récent Pôle Arts Plastiques qui « insuffle une dynamique nouvelle à l’association » selon sa secrétaire générale. De la même manière, la multiplication des cafés-concerts, forts de leur succès, permet un renouvellement incessant, et un enthousiasme palpable. Ainsi, cette année va voir le format de la Journée des Dédicaces adapté afin d’attirer un plus large public étudiant, le Club-Litté va y être bien plus impliqué. La billetterie, jugée peu visible l’année dernière, va occuper une place prépondérante qu’on décèle déjà à travers la communication menée sur les réseaux sociaux. Enfin, le Club Photo veut repenser son panel d’activités. Des rebondissements sont donc à prévoir dans ces divers domaines. De grands projets ont été lancés, et la volonté principale reste donc de consolider toutes les nouveautés tout en adaptant la forme pour s’adresser à la plus large frange d’étudiants.

Art et essais.

Ce dernier point nous met directement face aux fondements du Bureau des Arts. En effet, son objectif principal est une véritable « démocratisation culturelle » selon sa présidente, Jane-Florentine Richard, qui juge que l’objectif est atteint avec un peu plus de 1100 adhérents à ce jour. Elle nous confie que son but principal est d’accentuer cette ouverture et elle laisse donc libre cours à son équipe pour tout changement susceptible de favoriser cette mission fondamentale de l’association. Un idéal partagé par les 17 membres du « conseil d’administration » de l’association mais aussi par l’ensemble des 80 personnes qui gravitent autour des divers projets. La présidente et la secrétaire générale l’affirment, les évènements prestigieux, la culture « classique, ne sont pas l’objectif du Bureau des Arts, à la différence des évènements décalés, permettant d’être toujours plus proches des étudiants, les surprendre, les rendre curieux, et s’aventurer dans des domaines qui sont susceptibles de les intéresser, hors de Sciences Po et hors du VIIème arrondissement. Ainsi, la récente rencontre avec les créateurs du Tumblr « Les Boloss des Belles Lettres » cristallise cette volonté des membres du BDA, et les étudiants étaient au rendez-vous.

J’ai toujours voulu être un artiste

Toujours dans l’esprit de simplicité qui semble caractériser l’association, la présidente nous indique qu’elle veut mettre l’accent sur l’intégration des 1A et des internationaux, tandis que la secrétaire générale se déclare déjà très heureuse de leur enthousiasme. Beaucoup ont répondu à l’appel du BDA, et leur dynamisme, leur disponibilité, sont essentiels à l’association, des permanences au local jusqu’à l’organisation des évènements. Le Bureau des Arts en devient donc une association impliquée dans divers aspects de la vie d’un sciencepiste, qu’il est toujours possible de contacter, soit directement au local du 56 rue des Saint-Pères soit par mail. La présidente confie que «lorsqu’on dirige une association, le piège le plus facile est d’oublier qu’on fait ça pour les étudiants » et rappelle la place centrale du BDA, qui n’évolue définitivement pas dans le flou artistique.