Mini-criteux unite !

il y a 8 années par dans Vie du campus Tags : , , , , , ,

Mini1Le Mini-crit vit dans l’ombre du Crit; c’est indéniable, tous attendent la lutte féroce entre Sciences-Po et ses avatars frustrés, le moment où la haine des dépités d’Arcueil s’abat sur les fils d’Arcueil, mais relativement peu le choc entre la maison mère et les campus délocalisés. L’amnésie s’aggravera encore plus avec l’organisation du Crit par Paris l’an prochain… Pourquoi cette injustice? Retour sur le Mini-crit 2010.

Révolution dans les stades

        Cette année est à marquer d'une pierre blanche pour les mini-criteux. Pour son sixième anniversaire, la compétition retrouve Nancy qui l'a accueillie à ses débuts en 2003;  se flanque d'une seconde appellation " les Collégiades de Sciences-Po",  et, surtout, reçoit pour la première fois une délégation parisienne.

Bochet.jpgSi vous avez déjà vu la place Stanislas à Nancy, lieu où s’est déroulé la cérémonie d’ouverture, vous avez peut-être été frappé par son extrême blancheur; elle en gêne presque la vue, mais porte les couleurs à incandescence. Le bleu électrique des dijonnais et le rose de Poitiers – « Référence au stade français ou à la Gay Pride?  » s’interrogea l’étudiant présentateur- vous brûlaient littéralement les pupilles. Alors dans ce flot de colorations, du regard vous cherchiez péniblement le jaune bariolé de noir, et tombait finalement sur la délégation parisienne, les yeux écarquillés. Chaque campus a déplacé une centaine d’étudiants, hormis Nancy qui a levé en masse avec 200 franco-allemands, et Paris qui à l’inverse n’a dépêché qu’une quarantaine de Sciences-Pistes.Hokusainan.jpg Au milieu des drapeaux internationaux et noyés par les autres délégations, les leaders ultras durent investir l’une de fontaines en coin pour porter leur message, et lorsque F. Mélonio prit la parole en tant que doyenne , les quarante ne réussirent même pas à entraîner les autres campus dans un stance à A. de Tocqueville. Dommage… Dur coup pour ceux qui d’ordinaire supplantent en nombre des délégations d’IEP entiers. Qu’importe ici le sang ne coule pas; voilà ce qui frappe au mini-crit: le respect! Il faut dire qu’on est là en famille… Après le défilé autour de la statue de Stanislas, quelques verbiages de circonstance d’un officiel -récemment battu aux régionales- et quelques pas de Schueplatteln* en Lederhose**, le mini-crit commençait aux Aiguillettes.

         Peut-être vous interrogez-vous déjà sur la compétition: comment tenir à 35 contre 100 ? D'abord sur la centaine d'étudiants amenée par chacun des campus, tous ne participent à la compétition; au mini-crit aussi on ramène des supporters, d'autant plus qu'il s'agit là "pour les campus de l'évènement de l'année" d'après D. Omakowski ,  le boss de l'AS Nancy. Votre capacité déductive dépassant celle de R. Domenech, vous réalisez tout de même que monter à 35 une équipe de rugby, volley, football et basket  avec pour le foot et le rugby une équipe féminine et masculine relève de l'impossible. Que dalle! Impossible n'est pas Sciences-Piste: les filles et garçons de la délégation parisienne ont participé tour à tour à toutes les épreuves.

Canard.jpg

		Chapeau aussi aux organisateurs; les festivités ont été rondement menées, et ce du logement aux soirées.  En Allemagne se passe de génération en génération  un adage qui semble particulièrement bien  caractériser les Sciences-Pistes nancéiens: "Ordnung ist das halbe Leben" ( L'ordre constitue la moitié de la vie). Félicitons-nous que nos étudiants allemands et autrichiens transmettent aux français germanophiles le sens- quasi bismarckien- de l'organisation ,qui manqua cruellement aux Sciences-Pistes strasbourgeois (cf ".).
              On le souligne assez peu mais le minicrit ne se résume pas qu'à de la sueur; l'art y a aussi sa place. Certains grommèleront ,arguant que le chant " Souviens toi d'Arcueil" par sa puissance évocatrice sur les IEP frustrés à Strasbourgs releva d'un génie que l'Alsace n'avait connu depuis Rouget de Lisle. Certes, mais on en tirera pas une pièce de théâtre. Quoique...

ConcertPoirel.jpgA Nancy la salle Poirel était réservée, et la compétition s’est joué tant sur la Photographie, que le cinéma en passant par la danse, où « la puissance athlétique des pom-pom boys » a retenu l’attention d’H. Crès. Ici Poitiers à la danse et Le Havre aux calligraphies ont damné le pion aux autres. Pompom.jpg

Au final: Sedan!

Chargefille.jpg

Oui, sans concession le campus de Nancy a brillé avec 48 points de classements, soit 16 au dessus du second… Paris! De quoi contredire R. Descoings qui, ironisant après la défaite en volley, a souligné que Paris était  » venu pour prendre le risque de perdre » . Poitiers finit troisième avec 28 , viennent ensuite Menton avec 24, Le Havre avec 18 et Dijon avec 14. Le détail du classement ici :

Foot masculin

1: Paris 10/ 2: Poitiers 6/ 3: Nancy 4/ 3: Menton 4/ 5: Dijon 2/ 5: Le Havre 2

Foot féminin

1:Menton 10/ 2: Poitiers 6/ 3: Nancy 4/ 3: Dijon 4/ 5: Paris 2

Basket (mixte)

1: Nancy 10/ 2: Paris 6/ 3: Dijon 4/ 3: Le Havre 4/ 5: Poitiers 2/ 5: Menton 2

Volley (mixte)

1: Nancy 10 2: Paris 6/ 3: Poitiers 4/ 3: Menton 4/ 5: Dijon 2/ 5: Le Havre 2

Rugby masculin

1: Nancy 10 2: Le Havre 6/ 3: Paris 4/ 3: Poitiers 4/ 5: Menton 2/ 5: Dijon 2

Rugby féminin

1: Nancy 10/ 2: Poitiers 6/ 3: Paris 4/ 3: Le Havre 4/ 5: Menton 2

Ainsi s’achevait le Mini-crit

Dimanche sur les coups de 17h commençait la cérémonie de clôture avec remise des prix. Parmi les moments forts en émotion on n’oubliera pas les remises de calligraphies asiatiques à tous les campus par celui du Havre, la folie qui s’est emparé des Mentonnais lorsqu’à l’annonce d’une mention spéciale pour leur fair-play ils brandirent drapeaux et keffiehs en hurlant « Calife en 2010 », et enfin la prestation de Crès le magnifique. Aimé de tous il souriait sereinement à la vue de ces jeunes du monde entier, unis par le sport et les études; attitude pleine d’astreinte , tout à fait percevable sur la photo ci-dessous. Chaury.jpg Son micro ne marchait pas, il s’en saisit tout de même et fit de la musique pour amuser la galerie; on lui en passe un en forme de barba papa, il joue les jedaïs avec. Enfin lorsqu’il mentionne son âge ( 43 ans) et qu’on lui crie « Beau Gosse dans l’assistance », il sourit encore et toujours. Ses joviales zygomates ne flanchèrent qu’un court instant, lorsque sur l’estrade les pom-poms de Poitiers entonnèrent cet hymne salutaire, qu’on devrait suggérer à Louis Debouzy- le mixeur fou qui spamme l’ENTG de la promo- :  » Allez tous à poil et on se caresse ». Etait-ce un rictus nerveux à la Nadine de Rothschild ( Diantre quelle dépravation!) où à la DSK ( Chouette de nouvelles stagiaires en perspectives!)? Le doute subsistera.

Que pensez des Collégiades?

      A cette question on laissera la parole à Léo Bochet, ultra notoire: "C'est plus convivial qu'au Crit, et ça tient ses promesses. ... Mais sans le Crit, on se lasserait un peu: c'est cool en complément." Les planches de l'estrade craquaient sous le poids des équipes , les applaudissements vibraient dans la petite salle, et , avec un  sincère respect pour les mini-criteux, je quittai les lieux avec en tête l'image des délégations chantant "Merci Nancy".

Respect

  • Schueplatteln: danse bavaroise, demandez à SGSH d’organiser le week-end d’intégration à la fête de la bière pour le danser vous-même
    • Lederhose: culotte bavaroise en daim ou en cuir.

PS: Hervé Crès a fait part de son engouement pur le rugby comme Y. Algan dans l’article Mister Yann. Ainsi pourquoi ne pas rassembler tous les rugbymen avortés de Sciences-Po? Pensez-y lorsque vous les croiserez ces administrateurs, économistes et professeurs: ils souffrent. Afin de réunir les fonds, nous proposons à l’Imparfaite de créer un calendrier . ; )

Remerciements à Aurélie Lemouzy et à l’AS Nancy pour les photos.


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  • christ

    Naitre lorrain plutôt que pragois ça aide je comprend mieux pourquoi tu me coutais si cher en Pokémon.En plus c’est moi qui finissais tes aventures sur game boy.bisous

  • une sciencespote nancéenne

    Merci Paris d’être venu, franchement vous avez géré. finalement les campus délocalisés ce ne pas si mal que ça ;), au contraire. A l’année prochaine à Poitiers.

  • emma

    Dans les délocs on dit sciencesPote au lieu de sciencesPiste, pour éviter de reprendre le vocabulaire ridiculement galvaudé d’Eric Cobast…

  • Victor

    Excellent article.

    PS: excellent tout comme ta chapka sur la place Stanislas ^^

  • Sophie (Nancy)

    Super article, meme assez objectif (tu as juste oublié la victoire du Havre au minicrit de l’art et leur danse indienne a nous couper le souffle!)
    A l’année prochaine pour un minicrit encore plus ouf (meme si ca va etre dur!

  • Helene

    Mes articles à côté, c’est de la merde.
    😉 bravo Romain

  • Rookie

    Article mené avec panache et très bien informé (tu as su profiter de tes venues à Nancy et de tes informateurs de qualité!!). Je rajoute néanmoins pour info que l’équipe de Paris en basket et en volley s’est inclinée en finale contre Nancy d’à peine 2 points!! Nous serons de retour l’année prochaine avec, je l’espère, une délégation plus nombreuse!

  • Romain

    soir avec un s
    échangés avec un s
    soirs avec un s

  • Romain

    Ici le rédacteur
    Merci beaucoup de vos compliments, ils me touchent vraiment.

    Cependant j’aimerais m’excuser auprès de vous et me lâcher une fois pour toute.
    Message à Bernard Pivot
    Bernard je ne sais quoi te dire. Après une centaine de tes dictées, truffées de mots saugrenus tels que diacritique ou nyctalope, je n’arrive toujours pas à accorder au féminin ou à conjuguer à la troisième personne du pluriel. J’ai honte: je suis entré à Sciences-Po alors que mon niveau grammatical ne dépasse pas le CE2. Et c’est de ta faute Bernard! Petit, j’arrivais même à utiliser l’imparfait, aujourd’hui seulement l’imparfaite.
    Je te déteste petit grammairien binoclard! Je me souviens de la première dictée sur les rastaquouères; j’ai pleuré parce que je ne savais pas comment écrire coquecigrue, et je me suis ramassé – 10 rien qu’avec ce mot. Avant chaque dictée en CM1, je tremblais de peur à cause de tes mots alambiqués. Il m’arrivait même de vomir sur ma petite voisine, celles avec les nattes blondes et la petite robe à fleurs. Tous les soir, je me plongeais des heures dans tes livres sataniques- que j’avais échangé contre mes cartes Pokémon- plutôt que de revoir le Bescherelle. Et voilà le résultat; après les partiels je m’enfoncerai dans la grammaire pour les nuls, si je ne me défenestré d’ici là. Bernard je me jure d’arriver à l’académie, et de me venger !

    A toi commentateur , avant de me fouetter à coups de conjonctions de coordination, n’oublie pas qu’un être fragile se cache derrière ses fautes.
    L’homme n’est-il pas une faute en soi? Une erreur dans la dictée de l’évolution? un cafouillage dans la grammaire universelle?
    L’intrinsèque de la faute ne renvoie-t-il pas à l’insoumission à l’encadrement total ? Et dans chaque correcteur ne se cache -t-il pas un être soumis aux autres?

    Bernard Pivot au bûcher et vivent lé fote dortogra f!

  • blabla

    Article très chouette, bravo Romain
    ça me fait regretter de ne pas avoir pu y aller, quand même !

  • Elise

    merci d’avoir immortalisé le « beau gosse » 😉

  • une parisienne

    merci beaucoup Nancy! la délégation parisienne a passé l’un des (si ce n’est LE) meilleur week end de l’année.

  • A.D

    Excellent article ! Bravo à Nancy pour sa victoire !

  • CH

    Article trés intéressant plein d’humour

  • E.G-V

    Super article, vraiment intéressant !