Minimal, Deep House, Techno… La musique électronique en 10 morceaux

il y a 11 mois par dans Le Mag', Musique Tags : , , , , ,

On s’est tous déjà retrouvés en face de ce mec en soirée, portant un marcel imprimé, la barbe taillée comme il faut, et qui se la raconte en parlant de milliers de musiques jamais entendues auparavant. Typiquement le genre de mecs qu’on appelle « le connard ». Et en même temps, ça fait toujours un peu chier de rien comprendre à ce qu’il raconte. Pour y remédier, la rubrique sonore du Mag’ revient cette semaine sur les différents types de musique électronique.

Source : Blogspot, le connard en question

 

« Ah t’écoutes de la Minimale toi ? » - La grosse erreur à ne pas faire, c’est de qualifier toute musique électronique de « minimale ». À la base, la Minimale, c’est seulement un courant de la Techno qui est désormais devenu omniprésent. Dans les années 1980, quand la Techno naît, c’est une musique joyeuse avec un rythme certes séquencé, mais avec des petits sons Funk ou Disco par dessus. Petit aperçu :

Ça n’est que dans les années 1990 que Robert Hood, une sorte de maître de la Techno, change complètement d’univers en limitant ce style à des rythmes étirés sur lesquels il ajoute des petites sonorités aigües, et supprime totalement la mélodie : c’est ce qu’on appelle la « Techno minimale ». C’est une révolution dans la musique électronique, qui lance tout particulièrement le clubbing berlinois, avec en tête de file le mythique Berghain (à prononcer « Berkaïn » pour les vrais), ainsi que des artistes comme le grand Ricardo Villalobos. Dire que toute la musique électronique est de la Minimale, c’est finalement faire l’impasse sur la distinction fondamentale entre la House et la Techno.

  

Le nec plus ultra : la House – Si tout reste une question de goût, la House semble quand-même être le meilleur style de musique électronique. En fait, c’est ce genre de musique qui peut globalement être écouté par tous, autant dans un hangar avec des rats (en warehouse), que dans une réception science piste qui veut se la jouer un peu underground. Pour le coup, le choix des artistes est bien plus varié. Si vous sortez à Paris, vous pourrez trouver de nombreux clubs proposant de la House. Ce qu’on aime bien en ce moment :

 

L’ambiance des caves : la Techno – En fait, c’est un peu une sorte de fourre-tout musical à rythme assez énervé. On a aujourd’hui de nombreux évènements qui proposent ce style musical en Europe, et il faut savoir faire son choix entre un événement comme la Techno Parade ou comme la Weather. Au vu de ce qu’on a écouté, on peut dire que tout ce qu’on appelle la « Techno de Détroit » est probablement la meilleure Techno audible à ce jour, avec les grands comme Robert Hood (encore une fois), Carl Craig…

Mais bon, heureusement qu’on n’écoute pas de la Techno qu’à Détroit – ça a quand-même l’air vachement pourri comme ville. Donc oui, Berlin reste probablement la capitale de la Techno aujourd’hui, avec le Berghain et le label « Ostgut Ton », qui produit des artistes tout simplement excellents comme Marcel Fengler ou les classiques Len Faki et Ben Klock. Tout un programme qui vaut le détour, et qui ne demande pas nécessairement de faire la queue pendant 3 heures devant le Berghain pour se choper une terrible recal. Passer du son sur son ordi, ça peut être pas mal.

  

Sympa, mais ne pas abuser : la Deep House. Depuis quelques temps, on entend plus ou moins partout que la Deep House serait la meilleure forme de musique électronique. Ce qui est vrai, c’est que c’est le genre de musique qui peut plaire à tout le monde. On peut distinguer deux types de Deep House. Celle en mode Social Club, tous les Ben Pearce, Duke Dumont, Doctor Dru… C’est pas mal du tout mais bon, faut pas en abuser non plus. Après on trouve celle plus pointue qui pour le coup est vraiment bien. Comme grands de la Deep House, ce serait plutôt les mecs de Chicago et les berlinois : Theo Parrish, Kerri Chandler, Move D…. ça vaut le détour. On vous propose le triptyque des sons Deep House franchement bien :

  

À éviter: la Psy Trance, le Drum and Bass, la Hardtek et autres musiques fort étranges. Globalement le genre de musique électronique qu’on peut retrouver dans ce qu’on appelle les « tecknivals », repères de raveurs venus des 4 coins de la Bourgogne qui passent une semaine à se la buter non stop. On vous déconseille d’y aller. Petit aperçu pour les curieux néanmoins :

• Tecknival à Angoulême.

• Patrick et Richard, deux habitués du Tecknival

Voila ! Bien sûr, on n’a pas réussi à faire une liste exhaustive de toute la musique électronique, mais dans l’ensemble vous avez tous les éléments pour faire taire ce gars en soirée. On espère ne pas avoir froissé les fans de tecktonik, tecknivaliers et autres connards à marcel imprimé. Bon week end à tous !


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Benjamin Perrot

Benjamin, 2A, rédacteur au pôle sonore du Mag' depuis septembre 2013.

19 Réponses à “Minimal, Deep House, Techno… La musique électronique en 10 morceaux”


Peter Pain
18 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Cliché parisien/10
La 3a ça va te faire du bien.

Alice
18 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Dis donc, on se croirait dans une rubrique mode là… « la grosse erreur à ne pas faire », « faut pas en abuser », « à éviter », « qui peut plaire à tout le monde »… Au passage, les teknivals que tu évoques avec un suprême mépris ont juste vu naître tous les sons que tu balances mais bon, c’est sûr que « Patrick et Richard » sont moins glamour que les hipsters cokés du Social Club. Ils auraient par contre tout à fait leur place au Berghain, que tu sembles vénérer (mais y es-tu déjà entré?)

M.A.
18 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

C’est sympa de vouloir faire un article sur l’électro mais par contre être super condescendant vis à vis de la moitié des styles de musique qui y sont apparentés ainsi que les gens qui les écoutent c’est pas tip-top. Vous avez eu raison de faire un dernier paragraphe demandant aux lecteurs d’éviter d’être froissés, mais il aurait peut-être été plus pertinent en fait d’utiliser le temps passé à le rédiger pour améliorer le reste du contenu de l’article.

AK
18 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Le mec de l’illustration porte un T-shirt Swans. Je doute d’en croiser donc beaucoup des mecs comme ça dans les soirées parisiennes électronique… Ah mais suis-je bête vous ne devez pas connaître ce groupe mythique !!? Bah c’est du rock/folk industriel des 90s (de la musique bizarre de cave comme vous dites… ) et cette photos m’a d’ailleurs tout l’air d’être humoristique…Bref le barbus chiant de soirée vous fait peut-être chier car il sait que vous ne pigez rien à la musique avec votre chemise celio et que vous essayez malgré tout de vous tapper toutes les filles potables de la soirée. Vous faites donc une proie facile en somme. Perso je n’ai jamais de problème particulier avec ces mecs en soirée malgré le fait que je ne leur ressemble pas.

Sinon « tecknival » s’écrit « technival ». Comme techno quoi. Vous n’écrivez pas  » tekno  » ? Si ?

tekno
23 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Coucou,

Bah si en fait ! recherches tekno avec un k sur le net, et tu vas voir que ça n’a rien à voir avec la techno musique d’ambiance de bar branché, ça tabasse sévère. Et ça s’écrit bien teknival.

Le délire, c’est nique la techno, vive la tekno !

ak
6 août 2014 Répondre

Appréciation :

Si je sais reconnaitre le groupe de noise/indus/folk ultra vénère sur le Tshirt porté par le mec en photo je suis certainement au courant que la techno qu’on entend dans les technivals n’est pas la même techno qu’on entend dans les bars branchés. Prends-moi pour un con ;-) ( sans offense je blague, c’est juste pour la forme ) bref l’utilisation du K est juste un problème « K »ulturel, d’un point de vue de la langue, cela n’existe pas. C’est comme la connerie du langage SMS. Et le « nique la techno faisons de la tekno « ca sort d’ou ? J’ai vécu la pleine époque des freeparties et j’ai jamais entendu ça. Au pire j’ai juste vu des teufeurs désigner tout ce qui n’était pas tribe, hardcore, dnb ou jungle de  » pouet pouet »; ( bien con aussi au final ).

Sam
18 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Laisse tomber la section musique, à l’évidence tu n’y connais pas grand chose et encore moins en ce qui concerne le public. Manquerait plus que tu mentionnes la dubstep ou la trap dans les musiques « à éviter » pour ne plus passer non seulement pour un inculturé, mais aussi pour un idiot. La DnB et la Trance ont un public extrêmement vaste et dans des milieux socio-culturels très différents, tu stigmatises des genres très populaires et mets en avant des genres qui au contraire ont un public baissant.

Chanoine Kir
19 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

T’as un problème avec la Bourgogne ? Fais gaffe je sais où t’habite

Deine-Mutti
19 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Petite précision, le Berghain date de 2004. Il a pris la relève sur l’Ostgut qui trônait en lieu et place de la O2 Arena actuelle. Maintenant tu le sauras et peut être que Sven te laissera passer.

Wiki
23 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Donc toi t’as lu la page wikipédia, comme quoi même à sciences po …

Benjamin Perrot Benjamin Perrot
19 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Ouh la je pensais pas susciter autant d’énervement. Bon je vous invite à vous détendre, le but de l’article était seulement de passer deux trois sons en essayant d’en rire, le tout à destination des étudiants de Sciences Po. Pour ceux qui ne l’ont pas compris, je vous demande de prendre l’article avec humour et dérision. Je pense qu’il y a beaucoup de choses à dire sur chacun des commentaires, en attendant on arrête les menaces de mort et on prend ca un peu plus à la légère

Cordialement

Benjamin de Montfort
19 octobre 2013 Répondre

Appréciation :

Y a pas de menaces de mort, cet article est juste mauvais.

Raph
8 novembre 2013 Répondre

Appréciation :

Bonjour,

L’article est mauvais mais c’est pas grave…

juste:

À éviter: la Psy Trance, le Drum and Bass, la Hardtek

Merci de ne pas dire de bêtises comme ci-dessus. C’est dénigrant pour les producteurs, juste c’est TON avis mais ne déconseille pas… apparemment ta jamais écouté de la bonne drum… d’ailleurs, va voir notre pote Carl Cox il balance grave de la drum and ses set .. c’est pas pour rien. le style est riche et plein de sous-genres.

A bientôt

Me
2 février 2014 Répondre

Appréciation :

Article impressionnant de naïveté, d’ignorance et de suffisance. Écrit par un sourd pour des aveugles.

Parigo tête de veau
13 février 2014 Répondre

Appréciation :

Eh bah c’est ce qui s’appelle se faire défoncer en beauté! (je kife)

En tout cas ton article fait très parisien (je le suis) et encore plus Science Po : Je parle d’un truc auquel je connais rien mais comme on me rabâche que je suis l’élite depuis que j’ai trois ans je suis persuadé d’avoir tout compris et que tous les autres, et bah, ils ont tord!

Un truc à noter : après quelques années à me passionner pour les musiques électroniques je suis toujours incapable de faire la distinction que tu tentes. Et la plupart des producteurs/dj du milieu le disent : c’est hyper subjectif.

A la rigueur, un artiste, un morceau va avoir une tendance deep/house/melodique/trance/progressive.

La seule distinction que tout le monde accepte c’est house/techno et les deux sont de tels four tout que bon… on y gagne pas grand chose.

Du reste, c’est grand de ta part d’avoir tenté. Si t’avais posé la question à google avant t’aurais vu que t’es à peu près le seul et y’a bien une raison ;)

Je me suis quand même bien marré en tombant la dessus : http://techno.org/electronic-music-guide/

marco
22 février 2014 Répondre

Appréciation :

La personne qui a écrit cette article est la même cité au tout début… Celle qui veut faire croire qu elle connaît un sujet alors qu elle n y comprend rien. Sors de ta bulle. Avant de juger un style essaye le. Ton mépris démontre bien a quel point tu n as pas compris l état d esprit de la musique Électronique. Va jouer à la poupée!

Arthur
14 juin 2014 Répondre

Appréciation :

Derrick May comme modèle de musique minimal ? tu donnes aucune description des genres et sous-genres, tu te contentes de dire ce que t’aimes, mais tu sais même pas exactement à quoi ça correspond : la minimale, c’est inspiré des premiers morceaux d’industriel et de techno, mais avec un rythme plus lent et des sons beaucoup plus profonds et variés. la deep vient principalement rajouter la mélodie là-dessus, même si minimal et deep se confondent pas mal aujourd’hui, même à Berlin. c’est aussi simple que ça. C’est incroyable cette condescendance vis à vis des genres, la musique électronique est au contraire basée sur une ouverture à toutes les sonorités et à l’évolution permanente sous différentes influences

cody
18 juin 2014 Répondre

Appréciation :

Très réducteur comme article, avec une vision très personnelle d’un sujet très complexe !
résumer en 10 tracks la musique électronique ???? il faudrait déjà qu’il n’y est que 10 style différents.
tu ferais bien de sortir un peu ailleurs afin de recouvrir le monde et les gens qui y habitent.
la musique électronique, c’est comme la cuisine, il y a des milliers de saveurs que l’on peut  »mixer » les unes avec les autres pour en apprécier (ou pas) le gout en fonction de beaucoup de critères.
Il faut éduquer son oreille au même titre que son palets et ne pas hésitez à ce risquer à de nouvelles expériences auprès d’initiés.
A bon entendeur, bonne appétit musical !

Unknown
17 septembre 2014 Répondre

Appréciation :

Cet article ne parle en rien de la musique électronique, ne décrit même pas de la bonne manière les genres évoqués, les tracks choisis sont vraiment pas significatifs… Bref, c’est dommage de parler d’un sujet qu’on ne maitrise pas… Cela manque cruellement d’objectivité en plus.

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