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NOISE élève la voix avec Start Them Up

Combiner engagement social et expérience entrepreneuriale dans un incubateur de start-up en un même projet : c’est ce que promet NOISE Sciences Po au travers de l’initiative Start Them Up. Avais-tu avais souligné dans ta lettre de motivation tes expériences de bénévolat et ton dynamisme, avec moult phrases emphatiques ? Es-tu sans cesse attiré par de nouvelles expériences ? Si tel est le cas, tu seras surement très intéressé par ce qui suit. Et si tout simplement l’entreprenariat et le milieu des start-ups t’intrigue, voilà une belle occasion de le découvrir.

Afin d’en savoir plus, nous sommes allés à la rencontre de Maé Coffre, secrétaire générale de Noise Sciences Po et co-responsable du projet Start them up.

Un incubateur, des étudiants, des entrepreneurs réfugiés

Start Them Up est une initiative de l’association NOISE, développée en partenariat avec l’incubateur de start-up Kiwanda, qui vient de fêter sa première année d’existence. Kiwanda aide notamment des réfugiés à concrétiser un projet d’entreprenariat et NOISE Sciences Po, à travers Start Them Up, s’associe à ce travail en mettant en relation des étudiants bénévoles et des entrepreneurs afin de les aider. Maé explique que l’année passée, elle a par exemple « aidé un entrepreneur congolais qui voulait monter son blog. On l’a notamment aidé à se servir des réseaux sociaux, ce qui est très important pour monter une entreprise ».

Ce sont les entrepreneurs qui déterminent directement avec les étudiants quels sont leurs besoins, et tout le monde est invité à apporter son aide, peu importe ses aptitudes ! « Tu peux avoir n’importe quelles compétences, tu es le bienvenu, même si tu es en première année !», précise ainsi Maé. En somme, toutes les bonnes volontés et tous les talents sont appréciés. Mais qui sont les entrepreneurs qu’il est possible d’aider ? Au sein d’une vaste diversité de projets se rencontrent des parcours très différents. Ainsi, si certains avaient déjà eu auparavant une expérience de l’entrepreneuriat dans leur pays, il s’agit pour d’autres d’une grande première. La personne qu’a aidé Maé, par exemple, était journaliste et traducteur avant de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat en tant que blogueur.

Une dizaine de projets à soutenir

Des entrepreneurs qui, selon Maé, sont arrivés à l’incubateur principalement grâce au bouche à oreille. Ils y ont trouvé une aide indispensable à la réalisation de leur projet. Quelques exemples de projets, peut-être ? Promouvoir l’art de l’Afrique de l’Est, favoriser l’apprentissage de l’informatique pour les réfugiés, mettre en place un circuit commercial entre individus entre l’Europe et l’Afrique, permettre l’apprentissage de la composition florale et bien d’autres, une dizaine au total.

À noter que certains projets mobilisent aussi d’autres étudiants d’écoles parisiennes (Dauphine, AgroParisTech ou encore l’ESSEC), et ce grâce à de collaborations inter-antennes de NOISE. Cela renforce assurément la dimension d’ouverture sur le monde et de rencontres qu’annoncent déjà par les liens avec les réfugiés. Une ouverture sur le monde et un engagement qui résonnent assez avec les préceptes sciencespistes…

NOISE, ou la promotion d’un entrepreneuriat social et solidaire

Le projet Start Them Up s’inscrit plus largement dans les principes et objectifs de l’association NOISE, acronyme de Nouvel Observatoire de l’Innovation Sociale et Environnementale. L’association est présente dans huit écoles parisiennes, encadrées par le NOISE général. Son but, pour Maé est de « transmettre le goût de l’entreprenariat aux étudiants et, par des rencontres et conférence, promouvoir l’entreprise social et solidaire » c’est à dire les entreprises « qui tentent d’améliorer la société selon leurs positions dans celle-ci, promeuvent l’égalité en leur sein, et sont parfois tournées vers le social, l’environnement ou l’éducation ».

Envie d’intégrer la vraie start up nation ?

Start Them Up accueille tous les étudiants volontaires, sans besoin aucun de compétences particulières, insiste Maé. Seul prérequis : la motivation pour le projet choisi, sur lesquels deux à trois étudiants travailleront durant deux à trois mois, un temps relativement limité mais qui permet, selon Maé, de s’imposer une efficacité dans la réalisation d’objectifs.

Si tu as envie de rejoindre le projet et d’aider les entrepreneurs qui en ont besoin, nous sommes heureux de t’apprendre que c’est possible ! En effet, NOISE Sciences Po a lancé sa campagne de recrutement et t’invite à remplir ce formulaire en leur indiquant le projet qui t’intéresse. Les étudiants seront ensuite mis en contact avec l’entrepreneur, après qu’il a défini ses attentes, afin qu’ils puissent débuter le projet directement avec lui

Par ailleurs, les responsables de Start Them Up, Thomas Carrié, Lise Cochet et Maé Coffre, sont également disponibles pour répondre à toutes tes questions !

Envie de participer au projet Start Them Up ? Pour les inscriptions, c’est par ici : https://docs.google.com/document/d/14cQOzb1ppFVSoirzfknJuO27SY6RkwFu_LqOe8xCh7U/edit