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Paris mis au vert par GoBee.bike

Vous n’avez pas pu passer à côté. Même si vous avez l’habitude de marcher les yeux rivés sur votre téléphone, la couleur fluo des nouveaux vélos verts GoBee.bike a dû susciter votre curiosité. Après avoir semé des milliers de vélos à Hong-Kong et à Lille, la start-up investit les rues parisiennes depuis le 9 octobre, et entend bien concurrencer Vélib.

Un vélo en bas de chez vous ?

Le principe ? Il est très simple, des vélos en libre-service, qui se récupèrent et se déposent dans n’importe quel endroit de Paris. Les vélos se géolocalisent grâce à l’application et se débloquent grâce à un QR code scanné par le smartphone de l’utilisateur. Levez le petit verrou à l’arrière de la selle, et vous êtes lancés : à vous Paris, pour la modique somme de 0.50 centimes la demi-heure.

Contrairement aux Vélib, pas besoin d’abonnement ni de carte pour circuler. L’application vous prélève une caution initiale de 15 euros ( remboursable à la clôture du compte ), et le paiement s’effectue à la durée. Plus besoin d’errer des heures à la recherche d’une station libre, n’importe quel parking public à vélo fera l’affaire. Évidemment, il n’y a aucune garantie de retrouver votre vélo à l’endroit initial. C’est aussi cela, l’esprit de partage.

Le seul obstacle qui pourrait se dresser face à ce nouveau concept ? Les parisiens. Avec près de 19 000 Vélib volés et dégradés en 2013, comment préserver de la casse les vélos verts ? L’absence de stations dédiées pourrait favoriser les détériorations et les vols. L’entreprise tente d’éviter cela grâce à un système d’alarme intégré au vélo, alarme qui se déclenche lors d’une utilisation frauduleuse, et au moyen d’une robustesse vantée des deux-roues. Les pannes et dégâts sont directement reportés par les utilisateurs via l’application, toujours dans la logique du vélo-partage.

Victime de mes inscriptions pédagogiques, j’ai croisé ces vélos autour de tous les bâtiments de Sciences Po durant mes allers-retours pressés, et suis allée interroger leurs utilisateurs.

Guillaume Thibault, étudiant en deuxième année de master en Politiques Publiques, a accepté de témoigner :

Comment as-tu connu GoBee.bike ? Etais-tu un utilisateur de Vélib ?

J’ai découvert GoBee.bike par hasard dans les rues de Paris. Ayant déjà utilisé des services similaires en Chine, je me suis rapidement inscrit sur la plateforme. Je suis un utilisateur régulier de Vélib, abonné depuis 3 ans et je continue à utiliser le service.

Qu’est ce qui t’as poussé à devenir un utilisateur régulier de cette nouvelle plateforme ? Quels avantages y trouves-tu ?

J’utilise fréquemment le service (au moins 3 fois par semaine) pour me déplacer rapidement, car trouver et replacer un GoBee.bike est plus simple que de trouver et replacer un Vélib.

C’est la solution idéale pour rejoindre un endroit éloigné d’une station de métro ou pour faire une courte distance. Les deux stations de Vélib à côté de chez moi sont entrées en travaux au même moment et je n’avais pas la motivation de marcher plus loin que ma station de métro, juste pour un Vélib !

Le vélo-partage, c’est un concept d’avenir pour toi ?

Je pense que le concept de vélo-partage est idéal, et devrait très bien se développer.

Même si la tentation est grande, nous vous ferons une seule demande, chers cyclistes sciencespistes : n’envahissez pas les trottoirs. Quinze minutes sont trop courtes pour courir du 9 rue de la chaise au 13U, en évitant des obstacles verts à deux roues en chemin.