Vie du campus

Blackbird, Pic’asso, Facebook ou comment se tenir au courant des évènements à Sciences Po

Put1  je viens de louper la conf de Ribéry, g t a la bibli g zappé grave”. Comment faire pour que des drames de ce style ne se reproduisent plus jamais?

 

Les plateformes évènementielles : késako?

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La page d’accueil de Blackbird

 Le nom est peu sexy et pourtant ces plateformes sont des outils créés dans le but de nous séduire, nous, étudiants désordonnés et débordés, nous, sciences pistes curieux. Ce sont les tirelires-cochons en porcelaine et les tableaux de liège poussiéreux sur lesquels on punaisait les infos importantes à l’époque de nos parents. Leur but est simple : rassembler les évènements qui animent la vie étudiante. Avec certaines variantes.

Interactives ou non, dédiées à Sciences Po ou pas uniquement, les plateformes évènementielles, parfois aussi appelées communautaires cherchent à simplifier, à classer les informations et les évènements. Ainsi, plus possible d’oublier, de confondre. Et plus simple aussi de chercher l’information qui vous intéresse puisque tout est au même endroit. Leurs noms ? Pic’asso, Blackbird, Facebook, Buypacker… La liste n’est pas exhaustive.

 

Un défi de taille : s’intégrer dans les mœurs sciencespistes

 

Vous êtes perdus dans ces conférences auxquelles vous avez promis de participer? Vous cherchez désespérément un nouveau colloc depuis que le vôtre a tout plaqué pour aller planter du cannabis à Washington (oui, la légalisation, tout ça tout ça, ça met les choses en perspective)?

Blackbird ou Pic’asso sont là pour vous.

Leur challenge? Percer à Sciences Po, là où les étudiants, malgré leurs vingt heures de cours par semaine (bicus exceptés) arrivent à ne jamais avoir le temps. Vous ne fréquentez probablement pas (encore) Pic’asso, cette plateforme lancée par le BDE il y a trois ans et soutenue par l’administration en ce début d’année, avec pour ambition de regrouper sur une seule et unique interface l’ensemble des actualités relatives aux associations. Jordan Eustache, membre du BDE, ancien responsable de Pic’asso accorde que le nombre de vues de Pic’asso est très faible. Et c’est bien ça le problème.

Exemple d’un article de Pic’asso

 

Les sciencespistes sont-ils des égoïstes passifs et réfractaires au progrès ? Non (du moins pas en majorité). Alors comment expliquer les difficultés de Pic’asso, créé pour représenter dans toute sa diversité la vie associative (que chacun et chacune a vanté à son oral d’admission), à rentrer dans les mœurs ? “La vraie difficulté étant quaujourdhui les gens et spécialement nous, étudiants qui manquons cruellement de temps, exigeons que linformation vienne à nous plutôt que lon aille à elle.” explique Jordan. Et pourtant, ces plateformes pourraient vraiment être utiles pour dompter la vie étudiante foisonnante à Sciences Po. Mais comme l’explique Jordan, pour cela, il faudrait qu’elles rentrent dans les habitudes sciencespistes. Chaque matin, lorsqu’en amphi, les premiers décrochent et s’envolent vers La Péniche, les vidéos de la Minute Yep’ en un clic, le deuxième clic devrait être destiné aux nouvelles plateformes. Ce n’est pas encore le cas.

 

 

Quelles plateformes à Sciences Po ?

 

Il en existe plusieurs, chacune avec leurs spécificités. Buypacker, que les adeptes des cadeaux communs ou organisateurs de soirée connaissent déjà, se définit par exemple comme une billeterie en ligne, une tirelire commune. Picasso, dédiée aux associations. Et Blackbird (jeu de mot à noter : « blackboard », on en revient au tableau d’affichage de nos parents avec tous ces petits papiers sur lesquels étaient griffonnées des infos de la plus haute importance, illisiblement. Là, on met le « blackboard » dans son portable ou son ordinateur. Et c’est quand même bien plus pratique), le petit nouveau qui débarque à Sciences Po en cette rentrée 2014. “Petit”, ne vous y trompez pas. Blackbird a déjà son site internet, son appli (sur l’Apple Store, oui Messieurs Dames).

Le concept? “Put Sciences Po in your pocket.” annonce Marjolaine Grondin, une des fondatrices de Blackbird et ancienne sciencespiste. Chaque étudiant, en se connectant avec ses identifiants Sciences Po et uniquement ceux-ci (encore un truc qui nous fera paraître pour des connards prétentieux aux yeux des autres écoles) aura accès aux news publiées par l’administration, par les associations, aux bons plans dégotés par Blackbird pour lui. Déjà 1500 étudiants sont pré-inscrits et ont aidé à améliorer l’application avant son lancement prévu pour dimanche, et une trentaine d’associations dont le BDE ont déjà  rejoint les rangs de Blackbird en se créant un compte. A vous les notifications pour chaque évènement qui vous intéresse, à chaque nouvelle soirée, puisque vous pouvez décider des associations auxquelles vous vous abonnez.

La nouveauté? L’interaction. A la façon de Facebook, l’étudiant peut publier un statut, liker, commenter, “flagger” (nouveau mot appris pendant l’interview, qui pour les aussi incultes que moi signifie “signaler comme indésirable”). Et qui sait si demain, on ne pourra pas partager vidéos et musiques. Marjolaine insiste sur l’évolution incessante de Blackbird.

 

Remplacer Facebook ?

Marre des notifications à tout va sur Facebook, des dizaines de demandes d’ajout d’associations aux passions aussi improbables que le tir à l’arc ou la confection de chapeaux? Ces plateformes sont là pour nous sauver et nous empêcher de fracasser notre ordinateur sur le sol blanc de la bibli du 27.

Alors, Facebook, la pieuvre bleue : ennemi n°1? Comment concurrencer le réseau social qui règne sur la vie sciencespiste? “Bah t’es con c’était sur le mur de la promo”, “mais abusé t’as vu le lien qu’il a partagé?”, “laisse tomber de toute façon pour lui, liker c’est automatique”, autant de phrases énigmatiques pour un grand père non adepte de Facebook.  Et comment ces plateformes comptent -t-elles s’y prendre pour exister à côté du réseau social le plus utilisé en France chez les 18-25 ans?

Première mise au point : le but n’est pas de concurrencer Facebook, explique Marjolaine. “Nous ne sommes pas un réseau social, nous sommes l’appli de Sciences Po”. Facebook, c’est vos soirées, vos discussions, vos coups de coeur, votre week end. Blackbird, Pic’asso c’est Sciences Po, c’est votre vie étudiante, c’est votre semaine. C’est éviter « une bouteille à la mer dans Facebook » d’après les mots de Marjolaine. Et la tactique de séduction?  La simplicité. Tout comme Pic’asso, l’interface de Blackbird paraitrait limpide même aux yeux d’un poisson rouge.

 

Défier le géant californien ? Voilà un joli défi.

Pic’asso : http://www.sciencespo.fr/evenements/picasso/

Blackbird : https://www.blackbird.co