27ème degré

Qui est l’apparitrice de Sciences Po ?

« Tu étais là, gardant un temple dont toi seule avait la clé.
Tu as contrôlé ma carte, en me regardant attentivement, comme pour lire en moi,
C’était un signe, évidemment. Sans cela, j’aurais défailli, attends.
A 21h17, sur le balcon de l’amphithéâtre Leroy-Beaulieu, je t’attendrai. »
Extrait de la page Facebook  ‘’Spotted Appariteurs Sciences Po Paris’’

01_janvier

Image : http://cargocollective.com/martinbabic/Les-appariteurs

Tout le monde en a entendu parler, peu de monde l’a vue, ceux qui ont fait cette rencontre en sont restés transformés à jamais. L’apparitrice de Sciences Po n’a de cesse d’alimenter des conversations enflammées entrecoupées de soupirs énamourés, et ce bien après 21h15.
LaPéniche.net a décidé de mener l’enquête et vous dévoile en exclusivité les arcanes d’une école aux multiples facettes.
Victor (notre source n’a pas souhaité dévoiler sa véritable identité, ndlr), cadre haut-placé dans la hiérarchie des appariteurs, nous a soufflé l’information alors que sa voix se brisait et ses yeux se voilaient : il n’y a plus d’apparitrice à Sciences Po. La nouvelle était restée discrète, alors que les gender studies sont en passe de devenir des matières fondamentales dans notre école, le corps des appariteurs ne se voit composé que d’hommes, si ce n’est une femme préposée à l’organisation de leurs tâches. Un mythe s’écroule et des questions surgissent alors. Une source proche de Barbara de la cafétéria du 27 nous laisse entendre qu’il y a peu, 4 apparitrices allaient et venaient librement entre ces murs. Les raisons officielles de leur départ sont multiples, démission, orientation de carrière, la rédaction n’a pu être convaincue par ces réponses génériques où transpirent le mensonge d’un pouvoir administratif tentaculaire. Que fait le syndicat des appariteurs ? Affiliés à l’Unef, ils sont sans mot dire face à ces révélations.
Une hypothèse a cependant retenu notre attention. L’achat d’une paire de Louboutin pour une plus grande harmonie des couleurs aurait été considéré comme une pure provocation en passe d’éjecter Frédéric Mion des pages de Grazia comme personne la mieux habillée de Sciences Po.
Nous quittons une réunion d’appariteurs dévastés qui n’osent envisager leur future soirée « Cache ta cravate and Trash »,  annonçant un Crit des appariteurs où les rouges seront bien moroses.

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