Report : la Boiler Room, les soirées du futur ?

il y a 11 mois par dans Le Mag', Musique Tags : , ,

Il y a quelques semaines, un pote à moi s’est arrangé pour me mettre sur une liste pour la Boiler Room de Bobmo, French Fries et Louisahhh !!!.   Après son passage à Paris au Wanderlust, au Red Bull studio et à l’hotel W place de l’opéra, la Boiler Room se déroulait cette fois le 21 octobre au Social Club, club apparemment très apprécié parmi mes détracteurs. Je dois avouer que moi-même j’étais de plus en plus déçu par cet endroit, mais pour le coup, cette soirée là était mémorable. On imagine toutefois que tous les lecteurs de laPéniche.net ne sont pas nés avec des platines entre les mains. Cette semaine, le Mag’ retourne sur la soirée qui marque la scène underground depuis maintenant 3 ans.

Source : Fucknfilthy

Source : Fucknfilthy, La Boiler Room de Kerri Chandler

  

Qu’est-ce que c’est ? 

La Boiler Room, c’est un projet qui a émergé à Londres en 2010, dans les milieux musicaux « sous clef » comme diraient certains. À première vue rien de très original : un lieu, un DJ (ou un rappeur) généralement bien pointu, une équipe pour gérer le tout. Cependant, la grande particularité de ces soirées, c’est qu’elles sont retransmises en direct sur internet. L’idée, c’est que toute personne qui a envie de voir un DJ jouer dans un endroit assez atypique, peut le faire directement quand il est au bureau ou en train de bosser son galop de droit constit’. Pas mal en soi. Par exemple le DJ canadien Richie Hawtin a tout simplement organisé une Boiler Room dans son appartement.

Source : Boiler Room TV

Source : Boiler Room TV

Il me semble que le lieu a véritablement toute son importance dans ces soirées. D’ailleurs le nom « Boiler Room » vient du nom des « centres d’appels », bâtiments dans lesquels étaient organisées les toutes premières soirées du collectif. Du coup certes le Social c’était rien de très extravagant, mais tout de même une expérience légèrement hors du commun.

  

Les soirées du futur ?

Ce qui est assez fou dans les Boiler Room, c’est qu’on y trouve une vision très différente de la culture club qu’on a généralement à Paris. Ici TOUT le monde vient pour écouter la musique, remplir son iPod … Par ailleurs, la relation avec le DJ est très originale : les platines sont au milieu de la salle, tout le monde est collé autour de celui qui joue. Dans ces soirées le DJ dépend de son public et y fait vraiment attention. D’abord parce que certains touchent parfois les platines et coupent la musique sans faire exprès. On se rappelle de la Boiler Room de Motor City Drum Ensemble, où un gars débarque et fait semblant de scratcher pour déconner : tout le set s’arrête à cause de lui, malhabile … Ensuite parce que si personne n’applaudit ou ne montre son approbation d’un quelconque moyen, ça le déstabilise vraiment. C’est également l’occasion de choper le numéro de Nina Kraviz ou de Gesaffelstein, en fonction de ses goûts. Et puis il y a évidemment tout les potes du DJ qui sont venus pour l’écouter jouer, ce qui donne une plus-value plutôt appréciable à l’évènement. Entre deux sets, tu passes comme une fleur entre le manager de Bromance, Brodinski ou Teki Latex.

  

Ok, mais c’est sympa l’ambiance ou ça se la pète ?

Bon alors il faut voir l’ambiguïté dans la soirée en elle-même. Comme expliqué juste avant, on retrouve toute la crème présente pendant l’évènement. La liste est longue mais à côté de ceux cités précédemment on retrouvait aussi Bambounou, Piu Piu, Manaré … Donc il faut une certaine tenue. À côté, il y a une centaine de mecs comme moi qui ne sont pas du tout dans ce milieu à la base et qui sont surtout là pour profiter de la soirée. Et puis des journalistes ou autres non reconnaissables directement, mais on sent que les mecs pèsent. Si en théorie ce genre de gens devraient se la péter, on sait pas vraiment qui est qui, du coup t’es à la fois craint et respecté quoi, c’est plutôt sympa. Tout le monde se demande si le mec à côté de soi bosse pas chez Tsugi. Donc je dirais pas que ça se la pète, mais qu’il y a surtout un respect mutuel entre les gens qui viennent écouter la musique.

Capture d’écran 2013-11-07 à 01.41.44

French Fries en train de jouer

Petit résumé des sets en eux mêmes : 

On arrive à 21h tranquillement, la première fois que je vois un accueil aussi correct au Social. On tombe sur Lowjack, un gars du Honduras qui joue de la techno bien véner, faut savoir s’accrocher. C’est ensuite au tour de Louisahhh !!!, qui avait notamment chanté et co-produit le fameux track de Brodinski And Let the beat Control your body. J’avais pas mal d’appréhension sur elle depuis son set à la Peacock Society, mais j’ai été très agréablement surpris. Un set techno très modéré avec une basse qui tue tout, personne ne veut la voir partir à la fin. Après le set house du français Bobmo (Marble Records), qui passe des morceaux très underground tels Nuthing Wrong de Tyree, arrive French Fries du label Clek Clek Boom. Paré d’un hoodie « New York », balançant une techno bien acidulée, le gars parvient à nous transporter dans une ambiance d’usine désaffectée à Detroit. Il a du talent le petit. Le tout finit par Djedjotronic. Lui pour le coup, il a plus ou moins toujours été là, gravitant autour du label Boys Noize, j’ai jamais vraiment apprécié ce qu’il fait, et ce soir là non plus.

  

La fin arrive toujours trop vite

L’event principal touchant à sa fin, on décide de partir, on fait un petit clin d’oeil à Louisahhh !!! qu’on croise devant la sortie, et on se dit qu’on doit malgré tout bosser le lendemain matin … L’after de cette Boiler Room était apparament animée par Teki Latex et Para One, on aurait pu y rester mais bon, la réalité des galops nous rattrape toujours trop vite.

Enfin, pour les amateurs de musique électronique et de Rap (parce qu’il y a aussi des Boiler Room de Rap), qui ont la chance de se faire pistonner ou de s’inscrire sur une quelconque liste pour une Boiler Room, je leur recommande vivement. En attendant vous pouvez retrouver l’intégralité des sets joués dans ces soirées sur leur chaîne Youtube. On peut vous conseiller d’écouter / regarder celles de Move D (les deux sont excellentes), d’Omar S ou de Prosumer. Un lourd programme qui prend un certain temps mais où l’on est presque jamais déçu. De notre côté on attend avec impatience la sortie définitive de la vidéo de retranscription de cette soirée au Social, histoire de voir si ma tête apparaît…

Bon week-end à tous !

  

Pour ceux qui en veulent plus :

- http://www.greenroomsession.fr/mag/actualites/boiler-room-les-raisons-dun-succes/

- http://www.residentadvisor.net/feature.aspx?1361


Similaire à

Ces clips musicaux qui n’auraient jamais du exister

L’histoire de la musique a été marquée par le développement des clips. Si certains artistes en maitrisaient les codes, d’autres ont rencontré plus de difficultés, et ça pour notre plus grand plaisir !   Ces clips qui vieillissent mal    Les victimes de Youtube . Le parti pris du clip décalé  (du moins, on espère) […]

Benjamin Perrot

Benjamin, 2A, rédacteur au pôle sonore du Mag' depuis septembre 2013.

2 Réponses à “Report : la Boiler Room, les soirées du futur ?”


Hermès
20 novembre 2013 Répondre

Appréciation :

horrible cet article : écrit avec les pieds, débordant de wannabe branché, name dropping mongolien et best-of de ce qu’on peut faire de plus grotesque

Benjamin Perrot Benjamin Perrot
2 décembre 2013 Répondre

Appréciation :

T’es dans ta jalousie, je suis dans mon jacuzzi ;)

Laisser un commentaire