billet d humeur

American Dating Game in the City of Love

L'amour à Paris - par Lucie Huber, illustratrice de LaPénicheMention Paris to anyone in the world, and you’ve instantly filled their head with images of the Eiffel Tower and inescapably, romantic sentiments of l’amour. There is no coincidence as to why Tom Cruise proposed to Katy Holmes at the top of La Tour Eiffel, or why this season’s Gossip Girl premiere took to the streets of Paris to forget past loves and inspire new flames. And let’s not forget Moulin Rouge The Musical, in which Ewan McGregor and Nicole Kidman fall hopelessly in love above the lights and glamour of Paris. Even American founding father Thomas Jefferson dubbed the French women as angels amazons. I think it’s safe to say that we Americans can’t be blamed for flocking to France with high hopes of catching our future husband or dreams of being seduced by French women.

But this all begs the question – what makes the French so erotic? Besides being the root of phrases such as ménage-a-trois and the ‘French kiss’, I find myself constantly attempting to figure out the French dating game. As an outsider looking in, I can’t help but realize the French play the field of love completely different than Americans. With that said, an American playing his own courting game France is a fish out of water- struggling and just plain pitiful.

Où est passé le Rap à Sciences Po ?

Lunatic Les jours se suivent et souvent se ressemblent: tu te traînes pour sortir des couloirs de Sèvres-Bab’, tu croises la même crew de serbo-croates qui tous les jours posent leur flow à coup d’accordéon entre deux prises de colle à rustine devant l’affiche du prochain spectacle de Pierre Palmade, tu laisses discrètement choir la monnaie du pain dans leur gobelet et tu tailles la zone, un léger sourire aux lèvres. Mais ce matin de novembre, Pierre Palmade avait disparu. Encore un coup des serbo-croates ? Mieux ! Devant moi, en lettres de feu, barrant de rouge un visage noir buriné par la vie et l’infographisme, une autre affiche proclamait la sortie du nouvel album d’Elie Yaffa, a.k.a Booba, prévue le 22 novembre. Je poursuivis mon trajet en psalmodiant les plus beaux versets de l’œuvre du Duc de Boulogne (« t’écartes les cuisses pour un Filet O’Fish » ; « la honte négro, tu t’rends compte négro ? »). En passant les portes du 27, je songeais déjà à l’effervescence que cette annonce ne manquerait assurément pas d’y provoquer. Je l’imaginais, s’élevant avec fracas le long des piliers de cette vénérable institution, allant résonner dans la voûte et jusqu’aux nuées au cri fraternel de l’amour des Arts et des Lettres. Garde la pêche. Comme à leur habitude, une paire d’anarcho-syndicalistes branlottaient à qui mieux-mieux du bout de leurs doigts gourds de tristes et incolores papelards, tandis que des zonards au teint blafard se traînaient nonchalamment en Péniche en masquant leurs cernes derrière le dernier numéro de Libération. Sur ma droite, un appariteur achevait de tronçonner le cadavre d’un étudiant qui, à l’évidence, était resté trop longtemps à la bibliothèque après le deuxième coup de semonce de 21:17. Une matinée tout à fait banale en somme. Manifestement la parution de « l’album de la maturité » de Bédeuzo en laissait plus d’un indifférent.

The French’s many stages of humiliation – and what they have in store for you !

daisybelle.jpgChaque semaine, Daisy Nguyen, étudiante en troisième année de sciences politiques et de droit à l’Université de Californie, en échange cette année à Sciences Po, nous racontera la vie vue par un bon tiers de la population estudiantine de notre institut – en anglais.
Every week, Daisy Nguyen, a third year exchange student from the University of California studying Political Science and Law, will relate life as third of the Sciences Po students see it – in english.

Un WEI sale, scandaleux, mais épique

Tweet « Qu’attends-tu du Ouèye ? » demandais-je avant le départ en autobus à une sémillante jeune fille. « Sex, drugs & alcohol » beugla-t-elle sans grande surprise. Chaque école supérieure a ses grands rassemblements, ses instants de communion qui savent souder dans l’alcool et la bonne humeur ceux qui y vont, et […]