Crit

Un semestre chargé pour l’Association Sportive

Local AS (télé)Trop souvent vue comme une clique mollassonne, affairiste, fleurant bon le musc et le parfum Abercrombie, occupée d’une main à traire la laine sur le dos de maigrichons étudiants prêts à dépenser des millions d’anciens francs pour qu’enfin l’épaisseur de leurs biceps dépasse celle de leur Mac Book, et de l’autre à branlotter énergiquement une manette de Playstation 2 (cassée depuis) dans un local sordide, l’Association Sportive de Sciences Po pâtit d’un certain manque de crédibilité professionnelle de la part des étudiants. Pareil déni, nous n’en avions plus vu depuis le fabuleux hat trick de Véronique Courjault en juin 2009. Les inscriptions pédagogiques montrent néanmoins que les membres de l’AS sont loin d’être des zonards complets.

Les Pom-Pom se mettent à nu

article_poms_peniche.jpgNos pom-poms sont-elles, comme le dit l’indélicate chanson provinciale au Crit, « des sal*pes » ? Elles-même affirment que 80% des élèves de Sciences Po en sont persuadés. Et à première vue, on serait bien tentés d’être d’accord avec eux. Cuisses aussi vêtues que le crâne de Fabien Barthez, décolleté aussi plongeant que le grand canyon, chorégraphies pour le moins suggestives, ces emblèmes de notre armée sportive ont tout l’attirail des parfaites aguicheuses. Quoique pour certains, qui savent se faire entendre, cette équipe de femelles effarouchées est encore un peu éloignée de l’idéal français du mannequinat décomplexé.