critique

Légende noire et Bohème : John Fante, enfant infernal des Etats-Unis.

Vous êtes dans une bibliothèque à la recherche d’un bon livre, de quoi vous distraire durant vos longues soirées car votre box internet vous a lâché. Après avoir feuilleté quelques grands classiques, rien ne vous emballe vraiment. Alors vous discutez avec le bibliothécaire : crâne rasé, teint cireux, la voie rauque d’ancien fumeur émergeant d’une dentition lacérée. Limite junkie façon Trainspotting. Clairement son truc c’est la littérature américaine ; la beat génération, Burroughs, Ginsberg, Bukowski, tout ça il connait par cœur. Mais lorsqu’il vous conseille John Fante, ce coup-ci le doute n’est plus permis. Vous êtes en face de l’escroc première génération, un vétéran, un vrai capo ! Il vous fait vite comprendre avec sympathie que vous n’êtes qu’un Straniero.

Ils ont laissé cramer le Toast

Tweet« C’est l’histoire d’un garçon qui avait faim ». L’accroche n’est pas particulièrement alléchante. Le casting, si : Helena Bonham Carter, muse de Burton, terrifiante Bellatrix des Harry Potter et surtout comédienne hors-pair, et Freddie Highmore, que l’on avait quitté en 2005 en Charlie aux grands yeux émerveillés devant la […]