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True Grit : histoire d’une déception

Et donc, l’annonce en grandes pompes (nomination pour pas moins de dix oscars, quelques BAFTA et j’en passe) du nouveau film des frères Coen. Comme à chaque fois, c’est toute une ribambelle de spectateurs qui crient leur joie de voir leur future semaine cinématographique sauvée. Et donc ce nouveau film des frères Coen.

La part de gâteau indigeste de Cédric Klapisch

Quand Klapisch fait du Klapisch, on s’amuse. Mais quand Klapisch fait du cinéma social, on s’indigne.

Ma part du gâteau, nouveau film de Cédric Klapisch (L’auberge espagnole, Les Poupées russes, Paris), relate la rencontre entre Steve, trader richissime et arrogant, et France, ouvrière de Dunkerque au chômage. Elle devient sa femme de ménage, puis la baby-sitter de son fils. Peu à peu les relations se font plus chaleureuses, jusqu’à ce que France découvre que son nouvel employeur est responsable de la faillite de son usine.

Du 6e au 7e (ciels) : Les femmes du 6e étage, Philippe Le Guay

Fabrice Lucchini en bourgeois volubile comme vous ne l’avez jamais vu ? Ce film est fait pour vous. C’est l’histoire d’un banquier et de sa femme, bien établis dans la communauté bcbg du XVIe arrondissement, dont la bonne, après la mort de « Madame votre Mère », décide de claquer la porte, ne supportant pas les idées de réaménagement de la belle-fille. Les deux vieux sont perdus, Monsieur manque de chemises et il est hors de question que Madame s’y mette, elle est trop « épuisée » par ses journées chez le couturier, chez Ladurée, chez Marie-Suzanne, et enfin flûte quoi, il faut préparer la prochaine réception. Pôle emploi n’existant pas encore, tout se fait par bouche à oreille. Maintenant, ce ne sont plus les bretonnes mais les espagnoles qui sont en vogue. Meilleur rendement, meilleure productivité, forcement ça fait plaisir au papa banquier. La nièce de la bonne d’au-dessus vient juste de débarquer d’Andalousie, accent à couper au couteau, elle aime la paella, elle est jolie, elle fait du bon boulot, elle est engagée. Et là, c’est l’engrenage.

Un pas de deux éclatant, Black Swan de Darren Aronofsky

On peut toujours avoir la critique facile. Les mauvaises langues trouveront toujours des défauts mineurs à des films majeurs. J’en fais sans doute partie.
Je dois donc parler ici du dernier film du cinéaste américain Darren Aronofsky, que l’on connaît notamment pour son précédent film, remarqué, qui remettait Mickey Rourke et le catch sur le devant de la scène. Ici, on est moins violent : on parlera de danse classique et de Natalie Portman. A priori, on aurait pu penser le film plus soft, doux, agréable. En réalité, il est tout le contraire. Le succès du film réside en ce que l’auteur ne se sert de la douceur qui émane de la danse que pour surligner le désastre de la folie.