football

Barcelone-Madrid, bien plus qu’un match

Soy español! Jo sòc català! Juridiquement, ce sont deux espagnols qui parlent ici. Sentimentalement, c’est bien plus compliqué. L’un clame son amour de l’Espagne l’autre revendique son attachement à la Catalogne. Durant 432 heures, l’Espagne va s’arrêter et retenir son souffle. Le Real Madrid et le FC Barcelone vont s’affronter quatre fois entre le 16 avril et le 3 mai. Si « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », le classico est la continuation par le sport de l’opposition entre la Catalogne et Madrid. Du football à Clausewitz, il n’y a qu’un pas et nous le franchissons sans hésiter.

Mourinho : Pas de régime spécial pour «The special one»

José Mourinho : dehors. La sentence est dure pour un entraîneur au palmarès époustouflant. 13 titres en 6 ans dont 6 avec Chelsea, qu’il a rejoint en juin 2004 après son exploit en Ligue des Champions avec sa précédente équipe de Porto. A première vue il semble donc que Roman Abramovitch, le multi-milliardaire russe (41eme fortune mondiale) propriétaire du club londonien, ai traité J. Mourinho comme n’importe quel entraîneur, sans prendre en compte son pedigree. Chelsky connaît effectivement un très mauvais début de saison avec seulement 3 victoires en 6 matchs, et un nul à domicile contre le très faible équipe norvégienne de Rosenborg. Les blessures de Drogba et Lampard deux éléments majeurs des blues ne peuvent être des excuses, ce départ est loin des espérances du propriétaire qui a investi plusieurs centaines de millions d’euro dans ce club.

Mais dans un pays où les entraîneurs sont très respectés, où les boss rivaux, A.Wenger et A. Fergusson, commencent respectivement leur 11eme et 21eme année à la tête du même club, ce départ surprend, voir choque : les supporters ont manifesté pour protester contre l’éviction de leur manager favori.